Wall Street plombée par la zone Euro

Dans un contexte de craintes persistantes en zone euro, et en dépit de la vigueur de l’économie américaine, le Dow Jones a cédé 0,23 % mais le Nasdaq a pris 0,12%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a reculé de 33,49 points à 14 526,16 points, tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 4,04 points à 3 256,52 points.

 Embellie américaine

Porté par des chiffres économiques jugés encourageants aux Etats-Unis, l’indice star à Wall Street, avait terminé mardi à 14 559,65 points, un niveau encore jamais atteint en clôture auparavant.

L’indice élargi Standard and Poor’s 500, qui a une nouvelle fois frôlé son propre record historique (1 565,15 points) atteint le 9 octobre 2007, en se hissant en cours de séance jusqu’à 1 564,07 dollars, a abandonné 0,06 % à 1 562,85 points.

 Inquiétudes

Selon l’agence AFP, la bonne humeur de Wall Street a été fragilisée, dès l’ouverture, par une nouvelle vague d’inquiétudes outre-Atlantique, mais après un début de séance nettement dans le rouge, le marché américain s’est rapproché de l’équilibre, le Nasdaq repassant dans le vert.

« L’Europe est pour l’instant le seul facteur qui empêche le marché américain de se hisser à des niveaux plus hauts. Aux États-Unis, l’environnement économique s’améliore doucement et seules des publications décevantes, lors de la prochaine saison de résultats d’entreprises, pourraient faire tourner le marché », a noté Art Hogan, de Lazard Capital Market.

L’impact du plan de sauvetage de Chypre

En Europe, alors que l’impact du plan de sauvetage financier de Chypre sur la zone euro continuait d’inquiéter, l’Italie revenait aussi au centre des préoccupations, en raison d’une émission obligataire décevante et du malaise politique dans le pays.

« Nous sommes loin du désastre d’il y a un an ou deux, lorsque de vives craintes de contagion agitaient le marché américain et nous sommes persuadés que la BCE va tout faire pour assurer la pérennité de l’expérience de l’euro », a nuancé la même source.

Les investisseurs ont aussi été déçus par le léger recul des promesses de vente de logements américains en février après leur bond en janvier.

Si le marché obligataire a avancé, le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,851 % contre 1,906 % mardi soir, et celui à 30 ans à 3,092 % contre 3,131 % la veille.

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