68% des Tunisiens imputent la cherté de la vie à l’absence de contrôle économique depuis la révolution

L’Observatoire de la Protection du Consommateur et des Contribuables ILEF a mené une enquête, du 15 décembre 2012 au 15 mars 2013, avec un échantillon de 1500 personnes de différents âges, catégories sociales et lieux géographiques, dont l’objectif est d’évaluer les différents services et prestations publics.

Les résultats de cette enquête démontrent que 68% des Tunisiens interrogés imputent la cherté de la vie, le phénomène de la contrebande et celui du monopole à l’absence de contrôle économique.

Ils estiment, également,  que les services de contrôle économique sont absents depuis la révolution du 14 janvier 2011.

23% des personnes interrogées déclarent que l’absence de contrôle économique favoriserait la commercialisation de produits alimentaires impropres à la consommation.

Cette enquête fait, en outre, ressortir que 8% des Tunisiens jugent que l’instabilité sécuritaire et le manque de conscience des citoyens de leurs devoirs figurent parmi les principales causes de l’absence du contrôle économique.

57% des interviewés se sont déclarés non satisfaits des services fournis par les agents de la sécurité, relevant que ces derniers sont soucieux d’obéir aux instructions plutôt que d’appliquer la loi.

Quant aux services de transport, 63% des personnes interrogées critiquent les services fournis par la Société des transports de Tunis (Transtu) à cause de l’irrégularité des horaires des bus de la société.

Concernant les prestations fournies par l’administration tunisienne, 45% des enquêtés estiment que celle-ci est toujours mal organisée et ne respecte pas la loi en vigueur, à cause d’une mauvaise interprétation de la révolution tunisienne par les employés de la Fonction publique.

La même enquête indique que 78% des interrogés ont souligné la détérioration de la qualité des services municipaux, notamment en ce qui concerne la propreté et l’entretien de l’environnement.

36% des personnes enquêtées considèrent que la qualité des services des établissements de l’éducation sont médiocres, vu l’accroissement du phénomène d’absentéisme du corps enseignant, ainsi que l’absence de propreté et de sécurité dans ces établissements.

Toutefois, 66% des interrogés insistent sur la détérioration des services au sein des établissements de la santé publique, suite à l’encombrement et  à l’absence de médicaments, ainsi que la carence enregistrée au niveau des cadres médicaux.

L’enquête révèle, également, que 78% des interviewés considèrent que la qualité des services au sol  et aériens de la compagnie Tunisair est en dessous des attentes bien que 72% parmi eux jugent que le niveau des services des trains est satisfaisant.

48% des interrogés considèrent que les services des renseignements et d’accueil et  dans les tribunaux n’ont pas atteint le niveau requis.

Toujours selon la même source, 74% des personnes enquêtées soulignent qu’Internet a pris le relais quant aux services fournis par les maisons de la culture et autres.

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