Rached Ghannouchi tient sa première conférence de presse après la constitution du nouveau gouvernement

Aujourd’hui 15 mars, dans le bureau du mouvement Ennahdha, à la cité populaire d’Ettadhamen, s’est tenue une conférence de presse  présidée par son leader Rached Ghannouchi.

A 9h45, le local d’Ennahdha grouillait  de monde, de Nahdhaouis et de journalistes venus pour assister et couvrir la conférence de presse. Il s’agit de  la première conférence tenue par Rached Ghannouchi après la prestation de serment du nouveau gouvernement. Vêtu à l’iranienne (sans cravate), entouré de ses trois gardes du corps, Rached Ghannouchi entre dans la salle. Suite à la lecture de quelques versets du Coran par l’un des partisans du mouvement, le coup d’envoi a été donné à la conférence.

En remerciant les députés qui ont voté pour son gouvernement, Rached Ghannouchi a entamé son intervention : « Nous remercions toutes les composantes de l’Anc qui ont voté et soutenu le gouvernement comme Ettakatol, Al horiya wal Karama, parti Al-moubadara, nos alliés du CPR et d’Ettakatol  et quelques députés indépendants ».

De même il a  fait un exposé des sujets urgents à traiter par le nouveau gouvernement, à savoir  la justice transitionnelle, la cherté de la vie, la lutte contre la corruption, saluant « la volonté du gouvernement de fixer la date des élections  et celle des députés qui œuvrent pour la concrétisation de cette date (octobre prochain) ainsi que pour la rédaction de la Constitution ».

Fidèle à ses déclarations, le Rached Ghannouchi a réitéré son refus catégorique de la violence et a précisé que le mouvement Ennahdha est un mouvement : « centriste et modéré et que nous optons pour un Etat pluraliste, en faveur des droits de la femme, et l’égalité entre tous les citoyens. Ainsi que le refus de toute forme de discrimination contre la femme ».

Concernant la convention CEDAW, relative à l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, le mouvement Ennahdha a émis quelques réserves : «  Cette convention ouvre la porte à des relations singulières et à la formation de plusieurs famille atypiques, ce qui est contraire à l’Islam». «  Dans le mouvement, il y a plusieurs avis et diverses opinions mais L’islam et la démocratie sont des principes intouchables », rappelle-t-il.

Le meurtre de Chokri Belaïd est un avertissement à tous les politiciens tunisiens toutes tendances confondues. Cependant le leader islamiste affirme qu’il se sent en sécurité et qu’il ne craint rien.

La relation conflictuelle avec Nidaa Tounes se confirme dans les propos du leader nahdhaoui.  Avec un sourire ironique il déclare : « Nous nous ne sommes pas concertés avec Nidaa Tounes car c’est un parti politique en devenir. Son programme n’est pas encore clair et en plus, il y a  un conflit entre ses membres  d’anciens rcdistes et de gauche. Notamment après l’appel aux rcdistes à rejoindre le parti. L’identité de ce parti n’a pas encore été fixée. »

En réponse à une question relative au parti Al-moubadara, Rached Ghannouchi a salué l’initiative de ce parti en la qualifiant de bon pas vers la bonne direction.

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