Election du souverain pontife: François 1er, le pape des pauvres

La fumée blanche s’échappant du Vatican a annoncé, mercredi soir 13 avril, la désignation du nouveau pape.

Surprise: on attendait un pape européen, comme c’est la coutume dans l’Eglise catholique depuis 13 siècles, et c’est l’Argentin Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires depuis 1998, qui a été officiellement désigné.

Premier jésuite à devenir pape, premier pape non européen, ascète et proche du peuple, François 1er incarnera sans doute un nouveau style de communication avec les fidèles.

Sur les pas de Saint François d’Assises

Le nouveau souverain pontife est le fils d’immigrés italiens. Fervent défenseur des pauvres, il n’a pas hésité à œuvrer dans les bidonvilles argentins, estimant que « la pauvreté est une violation des droits de l’Homme ». Le choix du nom « François » est d’ailleurs une référence à Saint François d’Assises, qui abandonna tout pour servir les humbles.

Déjà en 2005, le cardinal Bergoglio avait recueilli suffisamment de voix pour bloquer l’élection de Joseph Ratzingzer, avant de laisser finalement entendre qu’il ne voulait pas être élu. Celui qui a délaissé la résidence des archevêques de la capitale argentine pour un petit appartement « écoute deux fois plus qu’il ne parle et perçoit bien plus que ce qu’il écoute », confiait un proche au quotidien catholique La Croix en 2005.

Un solide théologien

Le cardinal Bergoglio bénéficie d’une solide formation intellectuelle. Après un diplôme de technicien chimiste, il intègre à 21 ans la Compagnie de Jésus et étudie la philosophie. Il terminera sa thèse en Allemagne, dont il parle la langue, revient pour enseigner et diriger l’université de San Salvador de Buenos Aires. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages théologiques.

L’Eglise argentine et la dictature

Rappelons que l’Eglise d’Argentine est l’une des plus contestées d’Amérique latine pour sa passivité, voire sa complicité, à l’égard de la dernière dictature militaire de 1976-1983. Contrairement aux Eglises du Brésil et du Chili, qui ont joué un rôle capital dans la défense des victimes de la répression et dans la lutte pour les libertés, le clergé argentin a montré une indifférence coupable face aux horreurs commises.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here