Un magot nord-coréen dans les coffres chinois ?

Selon la presse sud-coréenne, Kim Jong-Un, le dirigeant nord-coréen aurait mis à l’abri des centaines de millions de dollars dans des banques chinoises, à Shanghai et ailleurs. Mystère: cette fortune dissimulée ne figure pas dans les nouvelles sanctions votées à l’ONU la semaine dernière, avec la bénédiction de Pékin.

Les mesures onusiennes visent notamment les sources de financement du régime, une liste noire d’individus ou de sociétés soumis à des gels d’avoirs et des interdictions de voyager, en plus des produits de luxe que les privilégiés du système ne pourront plus importer.

Ces mesures ont été prises en réaction  au troisième essai nucléaire nord-coréen du 12 février.

Le « Niet » chinois

Interrogé sur le sujet, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a répondu ne pas être au courant de ces affirmations. Et de rappeler « qu’en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et acteur responsable de la communauté internationale, la Chine traitera le sujet conformément aux normes internationales ».

Double jeu ?

Des experts chinois estiment toutefois que cette affaire pourrait mettre une grosse pression sur Pékin.

D’un côté, la Chine risque de donner ouvertement l’impression de jouer un double jeu. En plus, un gel des comptes du turbulent voisin perturberait sérieusement une relation personnelle qui semble déjà difficile, même si la vraie nature des liens actuels entre Pékin et Pyongyang reste floue.

En 2005, Washington avait obtenu le gel de 24 millions de dollars détenus sur des comptes nord-coréens à la Banco Delta Asia, basée à Macao et accusée de blanchiment d’argent pour Kim Jong-il. Cette fois-ci, l’affaire serait plus pénalisante pour le jeune Kim, car elle porte sur des sommes bien plus importantes.

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