Les droits de la femme dans la Constitution

Crédit photo : www.pourelle.tn

11 heures, le 8 mars. La salle de réunion Ahmed-Tlili au siège de l’UGTT grouillait de dizaines de femmes. Jeunes, moins jeunes, syndicalistes, activistes de la société civile, étudiantes, universitaires, voilées et non voilées. Toutes appartiennent à la coalition des femmes libres de Tunisie contre la violence, et toutes sont venues participer à la fête, dire non à la violence et faire le bilan de leurs droits et libertés dans la deuxième version de la  Constitution.

Avec la première intervention de la juriste universitaire Ikbel Ben Moussa, les papotages se sont arrêtés, tous les regards étaient rivés vers la tribune. Seules, les roses rouges et rosâtres  ont continué à circuler parmi les présentes. « Comparé à la première version du mois d’août 2012, la version de décembre dernier a été nettement améliorée », a assuré la juriste parlant de la Constitution en gestation. Pour elle, le texte constitutionnel statue sur l’égalité entre l’homme et la femme. L’article 5 stipule en effet que « tous les citoyens, hommes et femmes, ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans aucune discrimination. »

L’avant-projet de la loi assure également que «  la candidature à la Présidence de la République est un droit pour tout électeur tunisien et toute électrice tunisienne » (article 68).  La juriste a ainsi démontré que les droits politiques sont bien mentionnés. Elle s’est néanmoins inquiétée du fait que les droits économiques et sociaux ne soient pas mentionnés dans le texte.

Malgré le Code du statut personnel et la loi plutôt égalitaire, les femmes sont toujours les plus vulnérables. Elles sont les plus touchées par la précarité, la violence, le chômage. L’émancipation féminine se joue certainement au niveau de la Constitution, mais elle se gagne aussi sur plusieurs autres fronts.

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