Dernier rapport du Centre de Tunis pour la liberté de la presse : Les journalistes toujours ciblés

Le Centre de Tunis pour la liberté de la presse a publié son rapport sur les violations contre la presse tunisienne au cours du mois de février 2013.

Le mois de février a été marqué par la persistance des abus commis envers la presse tunisienne. En effet,  l’Observatoire du Centre de Tunis pour la liberté de la presse a enregistré 31 agressions contre des personnes qui exercent dans le secteur de la presse.

« 36 hommes et 16 femmes travaillant dans 5 chaînes de télévision, dont deux privées, une associative et deux étrangères ont subi des dommages, suite à ces abus, outre des journalistes de 7 chaînes de radio dont deux privées, une associative et une autre diffusant sur le web ainsi que des journalistes de cinq journaux dont deux privés, un partisan, un étatique et un autre étranger et enfin des journalistes de la presse électronique dont une agence de presse, au nombre de 6 », lit-on dans ce rapport.

Le rapport  souligne, par ailleurs, les menaces de mort qui ont ciblé certains journalistes, au lendemain de l’assassinat du militant Chokri Belaïd, et notamment Sofiène Chourabi, Zied El Héni, Néji Bghouri, Ramzi Bettaïeb, Nawfel Ouertani, Haïtham Mekki et Ali Laâbidi…

Dans ce rapport, on note également les abus envers les journalistes par les forces de sécurité qui ont pour leur part connu un regain, essentiellement pendant la gestion des manifestations par la police.

« 13 des 32 abus envers la presse s’inscrivent dans ce contexte, jetant le doute sur une éventuelle chance d’amélioration des rapports entre les forces de l’ordre et les médias et affaiblissant les efforts des organisations nationales et internationales en matière de formation des forces de sécurité sur les méthodes qui consistent à mieux appréhender les manifestants et les journalistes », souligne le rapport.

Ce rapport met par ailleurs l’accent sur autre genre d’abus, d’apparition récente, celui qui consiste à brouiller les ondes radio ou carrément à interrompre la retransmission.

Le Centre de Tunis pour la liberté de la presse dénonce également l’exacerbation du caractère incitatif de certains propos à l’encontre des journalistes, dans de nombreuses tribunes, tant  privées que publiques, « ce qui n’est pas étonnant dès lors  de voir pendant des manifestations organisées par des parties pro-gouvernementales, après le 6 févier,  lever de dangereux slogans visant les journalistes », lit-on dans son rapport.

Cliquez pour télécharger la version complète du rapport.

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