Assurance islamique: bientôt, deux nouveau-nés «Takaful»

Deux nouvelles sociétés d’assurance islamique, baptisées Takafulia et Al Amana takaful, vont prochainement voir le jour, selon le Comité général des Assurances (CGA).

Ces deux nouvelles sociétés, qui seront créées avec la contribution d’un groupe de sociétés d’assurance classique et de banques islamiques tunisiennes et étrangères, sont en phase d’attente de l’autorisation du ministre des Finances, pour devenir opérationnelles.

L’exercice de ce type d’assurance, basé sur la loi islamique, la solidarité et le partage des risques, sera  prohibé pour les assureurs classiques en Tunisie, en vertu d’un projet de loi en cours d’examen par la Commission des Finances à l’ANC.

Selon la même source, cette interdiction a poussé les compagnies d’assurance à faire ce choix de création de nouveaux pôles spécialisés dans l’assurance «Takaful».

En vertu de ce projet de loi amendant et complétant le Code des assurances, seule la compagnie d’assurance «Takaful» est habilitée à exercer ce type d’assurance qui respecte les lois islamiques (la Charia) pour toutes les transactions d’assurance ou d’investissement.

Le Comité général des assurances a renoncé à l’idée de créer, au sein des sociétés d’assurance classiques, des guichets spécialisés dans l’assurance «Takaful», après avoir constaté l’échec de cette expérience dans certains pays, et ce, à travers les études de benchmarking et des consultations avec les professionnels, notamment, de la Fédération nationale des Compagnies d’Assurance (FNCA).

A rappeler que le «Takaful» est un type d’assurance islamique dans lequel les membres mettent de l’argent en commun dans un fonds de participation, pour bénéficier d’une garantie mutuelle contre pertes ou dommages.

Fondé sur les préceptes de la Charia, l’assurance dite «Takaful» émane de l’idée que les individus doivent coopérer entre eux et se protéger mutuellement.

Les compagnies d’assurance «Takaful» sont une alternative aux compagnies d’assurance commerciales classiques, qui vont à l’encontre du ribâ (l’intérêt) et d’al-ghârar (la spéculation), les deux prohibés par la Charia.

Sa différence avec l’assurance classique réside dans le fait qu’elle respecte les lois islamiques qui n’autorisent pas l’application des taux d’intérêt et de la spéculation.

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