L’Union pour la Tunisie appelle au gel des prix et réitère son engagement pour un dialogue national inclusif

« Nous appelons au gel immédiat des prix », a déclaré ce matin Maya Jribi, dans le cadre de la réunion, désormais hebdomadaire, de l’Union pour la Tunisie. La secrétaire générale d’Al-Jomhouri a exposé les prises de position de l’alliance avec ses alliés représentants d’Al Massar, de Nidaa Touness, du Parti Socialiste de Gauche et du Parti du Travail Patriotique et Démocratique. Cette mesure urgente qu’a préconisée Maya Jribi s’impose d’autant plus qu’une large tranche du peuple tunisien ne mange désormais plus à sa faim et souffre sous le poids d’une inflation qui a dépassé la barre des 6%.

Un autre impératif a également marqué les discours des leaders de l’Union pour la Tunisie. Il s’agit d’un calendrier clair et détaillé de la période à venir. « Les députés de l’opposition se sont regroupés autour d’un seul objectif » a annoncé Samir Taieb, le député et porte-parole d’Al Massar, avant de préciser : «  nous nous abstiendront de participer aux débats consacrés aux lois, tant qu’un agenda clair des échéances à venir n’aura pas été élaboré. » Le député a, par ailleurs, désigné le groupe parlementaire d’Ennahdha et le président de l’ANC, comme responsable du retard accusé dans les travaux de l’Assemblée nationale constituante. Ils seraient donc, selon lui, responsables de la dégradation générale de la situation économique, sociale et politique actuelle du pays.

Cette situation « de crise étouffante », Mohamed Kilani, le secrétaire général du Parti Socialiste de Gauche l’explique par « l’incompétence manifeste de ceux qui gouvernent le pays ». «  Peu avant les élections, ils ont promis aux Tunisiens des monts et merveilles. Les gens y ont cru, mais, un an et demi après, ils n’ont rien reçu ! » a déploré Kilani, qui a paru ainsi comprendre les protestations et les mouvements sociaux des citoyens insatisfaits, voire indignés. Pour démêler l’écheveau de cette insatisfaction générale, et tout ce qu’elle génère d’instabilité et de récession, le dirigeant de gauche a préconisé un programme urgent au profit des plus démunis.

Les dirigeants de l’opposition se sont ainsi focalisés sur des mesures à court terme. Leurs positions quant au gouvernement d’Ali Laarayedh et quant à la donne politique n’ont guère changé. Ils sont toujours pour un gouvernement de compétences nationales, dont les ministères régaliens seraient neutres. Et ils ont réitéré la revendication d’un dialogue national de salut, duquel aucun parti ne soit exclu.

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