Rééquilibrage des comptes publics: Obama doit trouver un accord avec les Républicains

Barak Obama a convoqué dans le Bureau ovale les hauts responsables de la Chambre des représentants, aux mains de ses adversaires républicains, et du Sénat, dominé par ses alliés démocrates; dans l’espoir d’éviter le déclenchement, dès vendredi 1 mars, d’une cure d’austérité qui risque de peser sur la croissance de la première économie mondiale

16 milliards de dollars de dettes

Le président américain et ses adversaires se sont affrontés sur la façon de rééquilibrer les comptes publics sur fond d’une hausse vertigineuse de l’endettement de l’économie américaine, actuellement à plus de 16 000 milliards de dollars.

Faute d’accord de fond, les deux parties ont trouvé des solutions temporaires. L’idée, émise à la mi-2011 par la Maison-Blanche et entérinée par les Républicains, était de mettre en place des coupes automatiques dans les dépenses censées être suffisamment douloureuses pour inciter à négocier une solution.

Les plus riches doivent payer plus

Obama accepte le principe de coupes dans les dépenses, mais exige aussi que les plus riches paient davantage d’impôts. Il s’agit d’un chiffon rouge pour les Républicains qui ont déjà consenti en janvier, lors d’un précédent marchandage, à un alourdissement de la pression fiscale sur les Américains les plus aisés.

Mais Barack Obama a pris le risque de froisser ses adversaires jeudi soir 28 février, en les dépeignant comme les uniques responsables du blocage. Ils ont pris le parti de « menacer notre économie avec un ensemble de coupes budgétaires automatiques et arbitraires qui vont nous coûter des emplois et ralentir la reprise », a-t-il accusé, poursuivant la bataille des relations publiques que les deux camps pratiquent. La veille, le président avait pourtant expliqué que les coupes n’auraient pas forcément un effet brutal, mais prendraient de l’ampleur au fil des semaines. Le Fonds monétaire international a estimé à 0,5 point de pourcentage l’effet négatif de cette rigueur sur la croissance, déjà convalescente.

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