Le ministère du Développement régional dévoile sa stratégie pour l’année 2013

La stratégie de développement régional pour l’année 2013 est déjà prête, et le ministre du Développement régional est prêt à la transmettre à son successeur, si jamais il sera remplacé. C’est ce qu’a déclaré ce matin Jamel Eddine Gharbi, lors d’une conférence de presse tenue pour faire le bilan de l’année écoulée et présenter les grandes lignes de la stratégie de développement pour l’année en cours.

Pour l’année 2012, le ministre retient des chiffres plutôt positifs, malgré la conjoncture économique difficile, et un taux d’inflation de 6%. « En 2012, nous avons tablé sur une croissance de 3,5% pour finir l’année avec un chiffre de 3,6% et nous sommes parvenus à créer 85.000 postes d’emploi », a assuré le ministre. Le taux de 4,5% fixé pour l’année 2013 est selon lui raisonnable. C’est que l’économie tunisienne dispose d’une bonne résilience et d’une grande capacité de développement, lesquelles sont toutefois tributaires de l’amélioration du climat d’affaires dans le pays.

L’année écoulée a été également caractérisée par deux chiffres que le ministre a tenu à souligner. Les investissements publics programmés ont été à 75% réalisés, et 88% des investissements des entreprises publiques ont été concrétisés. Toute défaillance serait ainsi due à la régression de l’investissement privé, affecté en 2012 par l’instabilité politique, sécuritaire et sociale.

Partant de cette constatation, Samir Lazaâr, directeur général du développement régional, a présenté une « nouvelle stratégie inclusive et participative » qui miserait sur une meilleure synergie entre secteur public, secteur privé et société civile. Pour y parvenir, il faudrait procéder à une décentralisation de la politique du développement régional : désormais, chaque région serait responsable de l’élaboration de sa stratégie de développement.

Des commissions régionales et locales se chargeraient de ce fait de la conception des projets, et ce, en coordination avec des agences régionales qui veilleraient à l’exécution et au bon déroulement de ces projets. Le responsable a également exposé un plan visant à la création, dans chaque gouvernorat, « d’une base industrielle et technologique » et d’un « pôle de compétitivité ». Ces structures permettraient, selon Samir Lazaâr, d’impulser la compétitivité des régions en favorisant le bon usage des ressources naturelles.

Quant aux délégations les plus démunies, où l’indicateur de développement régional frôle le zéro et l’indicateur de bien- être IBE est négatif, le ministre n’a rien promis sinon une plus grande part des investissements publics futurs.

Une stratégie de développement normale donc pour cette année, et pas de changement substantiel dans le modèle de développement. Cette stratégie est élaborée dans l’attente de la révision du Code des investissements et dans l’esprit, et surtout les moyens, d’un budget qui a rétréci de 30% la part des investissements au profit des dépenses de gestion qui ont augmenté de 13,51%.

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