Semaine du 18 au 22 février 2013

Comment se portent les partenaires étrangers de nos sociétés cotées ?

Alors que la scène politique reste en ébullition, le marché actions tunisien reste sans direction. Dans un faible volume de transaction, le TUNINDEX est parti dans tous les sens tout au long de la semaine, tantôt à la hausse, tantôt à la baisse. Il a clôturé la semaine sur une note négative de -0,89% à 4 614,95 points.

Puisqu’il n’y a rien à signaler tant que le pays ne s’est pas doté d’un nouveau gouvernement transitoire, nous avons préféré de nous intéresser à la situation des partenaires stratégiques étrangers de quelques sociétés de la Cote de la BVMT. Il s’agit, en général, de sociétés de renommée internationale et qui ont fait face à toutes les crises qui ne cessent de secouer le monde de la finance depuis 2008. Nous attirons l’attention de nos chers lecteurs que cette liste n’est pas exhaustive, et ce en liaison avec la disponibilité de données récentes concernant ces sociétés.

Commençons par les banques, la colonne vertébrale de la Place de Tunis. Pour Attijariwafa Bank (qui détient 58,98% du capital d’Attijari Bank) a affiché des résultats 2012 satisfaisants en dépit d’un contexte économique et sectoriel difficile. Le PNB consolidé s’est inscrit en hausse de 7,3% à 17,048 Mds MAD, tiré par la bonne tenue de l’ensemble des activités. Le RNPG totalise 4,500 Mds MAD, enregistrant une croissance de 0,9% par rapport à 2011. La banque a été impactée par l’application du nouvel impôt de cohésion sociale, l’application de certaines règles IFRS et l’impact de la crise malienne. A noter que la banque est l’unique parmi ses pairs maghrébins à être classée parmi les 500 premières marques bancaires au niveau mondial selon le cabinet d’évaluation et de gestion d’actifs BrandFinance.

Arab Bank (qui détient 64,24% du capital d’ATB), a réalisé un excellent exercice 2012, et ce en dépit de sa forte exposition au pays du printemps arabe. Les dépôts se sont établis à 32,900 Mds$, et le résultat net a crû de 15,0% à 352,000 M$. Ces performances sont à mettre à l’actif du management qui a opté pour une stratégie conservatrice durant cette année, en préférant la liquidité à la profitabilité. Le ratio Core Tier 1 est confortable, à 15,0%, et le taux de couverture des créances classées est de 100%.

Mais contrairement aux banques arabes qui ont tiré leur épingle du jeu, les banques françaises ne semblent pas dans leur meilleure situation. Société Générale (52,34% de l’UIB), a fait état d’un bénéfice net 2012 de 0,774 Md€, en chute libre de 67,5% par rapport à 2011. Le résultat de la banque française a été plombé par 2,600 Mds € d’éléments exceptionnels. Le PNB a reculé de 10,3% à données constantes à 23,110 Mds €. Après avoir cédé son actif égyptien (NSGB) et cherche activement à quitter la Guinée Equatoriale (SGBGE), la banque s’est lancée dans une nouvelle phase de son plan « Ambition SG 2015 » pour conforter son modèle de banque universelle.

Quant à BNP Paribas (50,0% du capital de l’UBCI), et malgré un T4 2012 en demi-teinte, la banque a réalisé un résultat net 2012 de 6,553 Mds €, grâce à la large diversification de ses métiers. La rentabilité des capitaux propres, à 8,9%, et la solvabilité restent la meilleure en Europe. Actuellement, la banque se penche sur un ambitieux projet de 500 000 clients en cinq ans sur une pure banque en ligne. Cette banque digitale est destinée à accompagner la mutation technologique qui voit un nombre croissant de clients déserter les agences. Nous pensons que cette expérience verra le jour également en Tunisie dans quelques années au niveau de l’UBCI.

Côté assurance, et en attendant l’entrée de partenaires stratégiques dans le capital de Tunis Ré et SALIM, que nous pensons se réaliser en 2014, nous allons évoquer le cas Groupama (actionnaire à hauteur de 35% dans STAR). L’assureur a réalisé une nouvelle perte de 0,589 Md€ au terme de l’exercice 2012. Mais cela reste meilleur que 2011 qui a connu une perte de 1,760 Md€. Cette perte ne traduit pas des problèmes d’exploitation, mais est en liaison avec le respect des normes prudentielles du secteur. Groupama a multiplié les cessions d’actifs avec des moins values colossales de 334 M€, outre des dépréciations d’actifs de 298 M€. Cette politique a, toutefois, permis à l’assureur d’alléger son exposition au marché actions de plus en plus volatil, et de ramener sa marge de solvabilité à 172% fin 2012.

Enfin, Air Liquide (59,11% du capital de sa filiale tunisienne) est en très bonne santé. Le Groupe a consolidé sa position dans le secteur sanitaire en concluant le rachat de BiotechMarine, une société spécialisée dans la conception et la commercialisation d’actifs cosmétiques d’origine végétale. Air Liquide est un très bon cost-killer, en visant la réduction de ses coûts de 1,300 Md€ en 2013. Rappelons que le RNPG d’Air Liquide s’est élevé à 1,610 Md€ en 2012.

Il s’avère donc que nos sociétés sont dotées de très bons partenaires qui peuvent leur apporter encore beaucoup en termes de savoir faire. Ils constituent, surtout, un garant pour ces sociétés même si cela n’a pas suffi pour l’UBCI dans sa dernière sortie sur le marché obligataire.

Actualité

AMS, communiqué de presse

Le premier compteur à eau de la nouvelle génération ALTAIR V4 produit dans le Monde Arabe et en Afrique sortira en mars prochain des usines AMS à Sousse, grâce à un partenariat avec le leader européen SAPPEL, groupe Diehl Metering. Ce nouveau partenariat vient consolider la rentabilité des AMS qui a clôturé l’année avec un chiffre d’affaires brut de l’ordre de 35,593 MDT, en progression de 25% par rapport à 2011.

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