Le Courant National Populaire : Non à la normalisation avec l’entité sioniste

Lors d’une conférence de presse, tenue aujourd’hui à l’hôtel Majestic, Omar Chahed a annoncé la création du Courant National Populaire. Le secrétaire général du parti Al-Guhad déclare que la création de cette coalition a été dictée par les événements que le pays a connus : instabilité sécuritaire, crise économique et chômage. Actuellement cette coalition est composée de quatre partis : le mouvement des Unionistes libres, les forces populaires, Al Guhad, et Aâthawabet.  La valeur de la résistance, l’intérêt du peuple, l’aboutissement de l’itinéraire révolutionnaire, le refus catégorique de toute forme de normalisation avec Israël  et l’enracinement de la Tunisie dans son espace arabo-musulman sont les points fondamentaux autour desquels les quatre partis ont fédéré. De même, le parti appelle à une révolution culturelle étant donné que la culture est une forme de résistance.

Concernant le meurtre politique du militant Chokri Belaïd, notre interlocuteur le compare à l’assassinat de Rafik Hariri au Liban, il y a quelques années. Le point commun entre les deux meurtres : la division d’un peuple et l’instauration de la discorde au sein du pays, ce qui facilitera l’intervention étrangère dans les affaires nationales. Le secrétaire général considère que la normalisation avec Israël est une ligne rouge à ne pas franchir et appelle même à incriminer tous ceux qui normalisent ou incitent à la normalisation et même à  inscrire l’interdiction de la normalisation dans la prochaine Constitution.

M. Chahed propose également  de renouer les relations diplomatiques entre la Tunisie et la Syrie avant de traiter le problème épineux des jeunes Tunisiens embrigadés en Syrie sous le signe du Jihad. La décision de virer l’ambassadeur syrien de Tunis était irréfléchie et hâtive selon lui : « Il faut que l’ambassadeur tunisien en Syrie et celui syrien en Tunisie reprennent leurs fonctions. », déclare-t-il. À ce propos, il convient de rappeler que 6000 familles tunisiennes résident en Syrie. Ce qui montre la gravité de la situation.

« Nous tenons toujours à l’Assemblée Nationale Constituante malgré ses défauts et ses handicaps et nous n’appellerons jamais à la dissoudre car elle représente la volonté du peuple », affirme-t-il.

La prise de position du parti du gouvernement semble mesuré : « Bien qu’on n’ait  pas été invités aux concertations, on ne souhaite pas l’échec à ce gouvernement »

Il semble que ce parti de coalition a déjà commencé à élaborer un plan pour sortir de la crise économique : d’abord le gel des prix durant 3 ans, s’abstenir de solliciter des crédits du Fonds Monétaire International, enfin l’exploitation des terres à l’abandon : 3 millions d’hectares cultivables.

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