Communiqué RSF/SNJT : Avec la réforme qui piétine, les radios continuent à souffrir

Une conférence de presse a été organisée, hier, au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens pour faire le point sur la situation actuelle des médias. Une situation qui n’a cessé, selon Reporters Sans Frontières, de se détériorer à cause de l’attentisme affiché des autorités à procéder à la réforme du secteur.

“On ne peut que s’interroger sur les raisons de cet attentisme et ce manque de volonté flagrant à réformer le secteur des médias depuis deux ans maintenant. Faudra-t-il attendre la vague de mécontentement populaire qu’entraînerait une coupure des antennes pour que les autorités enclenchent enfin les réformes nécessaires sur ce dossier, crucial pour la liberté d’information ? La crise politique et économique à laquelle la Tunisie est confrontée ne saurait constituer une excuse. Il est urgent que soit mis en place un cahier des charges pour les radios privées et communautaires et qu’en parallèle l’HAICA voie enfin le jour”, a déclaré Christophe Deloire,  secrétaire général de l’organisation.

Durant la conférence, c’est notamment la situation des radios qui a dominé les préoccupations de l’assistance. En effet, douze radios ont obtenu une licence afin de diffuser leurs programmes sur le territoire tunisien. Ces douze radios, qui avaient été créées au lendemain de la révolution, sont toutes menacées de disparition.

Les radios ayant accepté de signer un contrat avec l’Office National de la Télédiffusion (ONT) sont surendettées et incapables de payer ce qu’ils doivent à cette entreprise publique – en moyenne 100 000 dinars par radio – tandis que celles qui ont refusé le monopole de l’ONT exercent dans l’illégalité.

Selon l’organisation RSF et le syndicat des journalistes, seuls un rééchelonnement des dettes de ces radios  ainsi qu’ une mise en place d’un cadre juridique clair et d’une instance indépendante de régulation permettraient l’amélioration de la situation.

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