Nouveau partenariat industriel tuniso-français malgré la grisaille

Après une excellente année 2012, SAPPEL vient de signer un contrat de partenariat avec la société les Ateliers Mécaniques du Sahel (AMS) du groupe Loukil.  SAPPEL a connu une croissance quasiment sur tous ses marchés. Cette évolution a été le fruit d’un travail important d’innovation, puisque la société investit environ 10% de son chiffre d’affaires dans l’innovation et la R&D.

En 2013, la Tunisie fait partie de la stratégie de SAPPEL. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit la signature du contrat de partenariat entre les deux sociétés. Ce partenariat vient aussi confirmer le schéma de développement de l’AMS, qui confiante dans le potentiel de la Tunisie, envoie dans des moments difficiles, un signal fort à tous les industriels tunisiens.

Ce partenariat confirme que la Tunisie reste toujours un site attractif. C’est un signe fort pour les investisseurs étrangers de continuer à croire au site Tunisie et d’y investir.

 « Le potentiel est là. Nous continuons à investir en 2013 », dit Bessam Loukil, Pdg des AMS qui a affirmé que ce nouveau partenariat apportera plus de savoir-faire aux AMS. La société  clôturera cette année son programme de mise à niveau et ambitionne d’augmenter son chiffre d’affaires de 30% par rapport à l’année passée. A l’occasion de la signature de ce contrat de partenariat entre SAPPEL et les AMS, Jean-Francois Marguet, Pdg de SAPPEL a bien voulu répondre à nos questions. Interview.

Jean-Francois Marguet: « Nous allons transférer à AMS tout le savoir-faire »

 

E.M: Vous êtes intéressé par le marché tunisien depuis des années. Pourquoi avez-vous hésité à venir?

J.F Marguet: SAPPEL est une société issue du groupe allemand DIEHL Metering.  Elle a enregistré une forte croissance sur certains marchés. C’est difficile d’attaquer en même temps tous les marchés. Le coût est énorme. Il  faut nous assurer de trouver le bon partenaire, avant de s’implanter dans un pays. C’est ce que l’on pense avoir fait avec le Groupe Loukil, à travers ce partenariat avec la société les AMS. Les produits seront fabriqués sous licence et garderont le nom SAPPEL. Le niveau de la qualité de nos produits est le volet le plus important puisqu’il s’agit de l’image de la société. Avant de nous décider, il a fallu avoir de longues discussions et nous assurer que la société les AMS est capable de fabriquer nos produits dans de bonnes conditions. Aujourd’hui,,nous en sommes convaincus. C’est la raison  pour laquelle nous avons décidé de signer cet accord de partenariat. On a eu le choix entre plusieurs industriels tunisiens, mais nous pensons qu’avec les AMS, nous avons trouvé le meilleur partenaire.

Comment voyez-vous la situation en Tunisie?

Je souhaite que la Tunisie se stabilise et continue à se développer. L’industrie se développe sur le long terme. C’est pourquoi nous sommes ici pour de nombreuses années. La Tunisie est un pays  proche de la France. Il y a des traditions communes qui me semblent intéressantes et que nous devons développer dans les années à venir.

L’innovation et le transfert technologique sont vos principaux points forts. Comment allez-vous procéder pour assurer ce transfert aux compétences tunisiennes?

Très concrètement, nous avons déjà commencé. On croit en les compétences et à l’expérience de la société tunisienne AMS. Nous allons transférer dans les usines d’AMS à Sousse le compteur ALTAÏR, la dernière génération de compteurs. La tâche d’AMS consistera à le fabriquer et en faire l’assemblage. Nous transférerons tout le savoir-faire en termes d’assemblage et de métrologie, parce qu’il s’agit d’un domaine très particulier. Le transfert du savoir-faire aura lieu également pour la commercialisation, la vérification et les tests. L’objectif est de préparer dans les années à venir tout ce qui est « Télé-relève », parce que nous pensons que l’avenir du comptage de l’eau passe par des systèmes de Télé-relevé à distance, une des spécialités de notre société.

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