Taoufik Dabbadi confirme avoir quitté le ministère de l’Intérieur mais évoque des raisons de santé

Taoukik Dabbabi, conseiller auprès du ministre de l’Intérieur a confirmé, mercredi 20 février, sa démission pour des raisons de santé et a formellement démenti les informations publiées par certains journaux qui l’ont liée à la découverte d’un appareil sécuritaire parallèle au sein du ministère.

« Au fait je n’ai pas démissionné, j’ai juste quitté le ministère où j’occupais le poste de conseiller du ministre depuis septembre 2012. J’ai cessé de travailler pour des raisons personnelles et de santé », a-t-il tenu à préciser.

« Mon médecin traitant m’a conseillé de quitter le travail et d’observer le repos après les examens médicaux que j’ai subis », a-t-il expliqué.

Taoufik Dabbabi a dénoncé l’article paru sur le journal en ligne « Business News » où il est accusé d’être l’instigateur d’une liste de 42 cadres sécuritaires limogés sous Farhat Rajhi.

« Comment aurais-je pu être l’instigateur de la liste alors que j’étais parmi les cadres limogés », a-t-il lancé, affirmant avoir été limogé à l’époque parce qu’il s’était opposé à la liste et « en raison de certaines positions et autres dossiers ».

Cet article est une « machination » fomentée par des parties qui cherchent à « me compromettre », a-t-il accusé, assurant qu’il veillera à démasquer « ceux qui se cachent derrière cet article » et qu’il a l’intention de porter plainte contre « Business News » pour « diffusion de fausses informations ».

Parti à la retraite à l’âge de 55 ans en 2006 alors qu’il occupait le poste d’inspecteur général de la sûreté nationale, Taoufik Dabbabi avait été rappelé par le ministère de l’Intérieur, le 16 janvier 2011, au lendemain de la chute de l’ancien régime, pour être désigné à la tête de la Direction générale de la sûreté nationale.

Il y est resté jusqu’au 3 février 2011, date à laquelle l’ex-ministre de l’Intérieur Farhat Rajhi a procédé au limogeage de 42 hauts responsables du ministère de l’Intérieur soupçonnés de « complicité avec les forces contre-révolutionnaires ».

Farhat Rajhi, ministre de l’Intérieur au sein du premier gouvernement de Mohamed Ghannouchi avait accusé ouvertement Taoufik Dabbadi, lors d’une émission télévisée, à l’époque de ne pas être intervenu lorsque des assaillants parmi les forces de l’ordre ont saccagé son bureau le 31 janvier 2011.

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