La banalisation de l’échec

Standard & Poor’s  a baissé, le mardi 19  février courant, la note  souveraine de la Tunisie d’un cran  de BB à BB- avec une perspective négative contre stable précédemment. La rapide descente aux enfers continue  donc pour la qualification économique et politique du pays avec un sentiment de banalisation de l’échec,  largement répandu aussi bien au niveau des classes politiques que du gouvernement.

La Tunisie s’habitue,  petit à petit, à ce que sa signature relève du spéculatif  avec, en prime,   de nouvelles dégradations déjà anticipées par la perspective négative .  Une nouvelle situation induite par un comportement politique médiocre et des  performances économiques en deçà des attentes, ne serait-ce qu’au niveau de la vision et du climat général.  Selon S & P  il y a « un risque que la situation politique se dégrade encore plus dans un contexte de dégradation des perspectives économiques ».

Nous avions demandé lors de la dernière dégradation à ce que l’Etat se prenne en charge pour en éviter d’autres mais rien de cela. La Tunisie plonge,  pieds et poings liés, pour cause d’un environnement politique de plomb  et dans une perspective économique peu claire avec, en prime,  des sirènes  de l’incapacité qui essayent de nous faire prendre des vessies  pour des lanternes. Bien sûr, après cette notation, il y aura encore des gens qui vont essayer d’en  minimiser  la portée avec leurs gros sabots et leur méconnaissance destructrice. Nous leur recommandons d’entrer sur le site Standard & Poor’s et d’observer la qualification attribuée aux bons du Trésor tunisiens et à la  « Republic of Tunisia » et de mesurer leur sentiment, leur responsabilité.

La dégradation de la note Tunisie n’a jamais été aussi continue dans le temps et nos « noteurs »  ne comprennent pas comment un peuple censé être un modèle dans le monde arabe coince aussi longtemps dans une étape de transition au point de ne plus entrevoir le bout.  Et ce ne sont pas les derniers remous politiques qui vont démentir cela.

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