Grèce: mobilisation des syndicats contre le nouveau train d’austérité

La Grèce entame aujourd’hui, mercredi 20 février, une nouvelle grève générale contre la poursuite de l’austérité exigée par ses créditeurs de l’UE, du FMI  et de la Banque mondiale, dont les représentants de cette troïka sont attendus à Athènes pour en vérifier la mise en œuvre.

Un pays paralysé

La journée d’action, la première de l’année, à l’appel des centrales syndicales du public et du privé, doit perturber les transports, notamment aériens, du fait d’arrêts de travail en cours de journée des aiguilleurs du ciel. Les trains et dessertes urbaines seront affectés, tandis que les bateaux desservant les îles doivent rester à quai.

Succédant à une grève générale en novembre, et à plus d’une dizaine d’autres depuis le début de la crise grecque en 2010, le débrayage doit culminer avec une manifestation dans le centre d’Athènes à la mi-journée. Il devrait aussi perturber le fonctionnement des administrations, écoles et hôpitaux, tandis que les syndicats d’avocats et de commerçants s’y sont ralliés.

Avertissement social

Alors que le pays traverse sa sixième année de récession, le principal parti d’opposition, le Syriza, de gauche radicale, a appelé à une mobilisation massive pour « faire tomber le plus vite possible » le gouvernement de coalition droite-gauche modéré emmené par le conservateur Antonis Samaras. La police a prévu un important dispositif pour prévenir les débordements fréquents lors des manifestations anti-austérité en Grèce.

La grève constitue un avertissement social avant l’arrivée attendue d’ici début mars à Athènes de la troïka des créanciers (UE-BCE-FMI), qui doit juger du respect par Athènes de ses engagements de rigueur et réformes, conditionnant la poursuite du versement des prêts UE-FMI, censés atteindre d’ici 2014 un total de 240 milliards d’euros.

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