Troubles au Bangladesh: les leaders du plus grand parti islamiste poursuivis en justice

Le parlement Bangladais a modifié, hier, une loi afin de permettre la poursuite le plus grand parti islamiste du pays, Jamaat-e-Islam, pour crimes de guerre, ce qui pourrait ouvrir la voie à l’interdiction du parti.

Cette initiative a été saluée par des milliers de manifestants dans le centre de Dhaka, qui n’ont cessé de réclamer l’interdiction de la Jamaat, dont les dirigeants sont jugés pour crimes de guerre qui auraient été commis lors de la guerre de 1971 de l’indépendance du Pakistan.

La décision intervient après que la Première Ministre Sheikh Hasina, avait indiqué, samedi, qu’elle “soutiendrait l’interdiction de la Jamaat, dont les membres sont soupçonnés dans l’assassinat d’un blogueur anti-islamiste, et que le parti n’avait pas le droit de faire de la politique dans le Bangladesh libre”.

Les manifestations défendues par les cyber-activistes ont connu la participation de milliers de personnes qui ont occupé les rues, deux semaines durant, et demandé l’exécution des leaders de Jamaat accusés de génocide, d’assassinat et de viol pendant la guerre de 1971 et l’interdiction du parti.

De l’autre côté, les manifestations rivales pro- islamistes exigeant l’arrêt des procès des dirigeants du Jamaat ont tourné au drame à travers le pays,faisant 13 morts. Les affrontements entre la police et les islamistes se sont intensifiés depuis la semaine dernière après qu’un leader Jamaat principal a été condamné à la réclusion à perpétuité pour assassinat en masse.

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