Mohamed Lamine Chakhari: « De quel échec les gens parlent-ils? »

Pour notre ministre de l’Industrie, M. Mohamed Lamine Chakhari, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. En effet, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue aujourd’hui au siège de son ministère, il a confirmé maintes fois les réussites qui ont été réalisées par son ministère.

M. Mohamed Lamine Chakhari a tenu à préciser, pour commencer, que l’objectif principal de la conférence de presse était de présenter aux médias le bilan de l’année 2012 sur le plan industriel. « Le bilan de l’année 2012 est positif, malgré la situation économique du pays » affirme-t-il avec confiance. Avant d’étaler les statistiques qui confirment ses dires, le ministre tunisien s’est interrogé: «  De quel échec les gens parlent-ils ? »

« Les indices économiques sont annonciateurs d’espoir et d’évolution », continue-t-il. En 2012, les exportations industrielle ont atteint environ 21 millions dinars, ce qui marque une augmentation de 3,6 par rapport à l’année 2011. D’autre part, le ministre, toujours dans la perspective de l’amélioration, a démenti la régression et le manque des investissements étrangers directs, en déclarant que le montant de ces investissements a atteint les 531 millions dinars. D’après M. Chakhari, la démocratie naissante est une raison majeure qui incite à investir étant donné que l’époque de la dictature est révolue (ndlr, du moins on l’espère).

La construction des zones industrielles a avancé puisqu’elles ont  vu le jour dans quatorze régions comme Kasserine et Jendouba, malgré  « le phénomène émergent  du refus du travail de plus en plus notable chez nos jeunes, dont la majorité écrasante veut travailler dans une administration. C’est un facteur qui a retardé et entravé le bon déroulement des travaux de construction des zones industrielles ». Notons au passage que M le ministre a mentionné la même remarque à plusieurs reprises, à savoir: «  les statistiques auraient pu être meilleures, mais les mouvements populaires et l’instabilité nous ont entravés ».

La situation des mines de phosphates a été catastrophique en 2012, en dessous des normes: « 2,7 millions tonnes de phosphate par rapport à une production normale de 8 millions tonnes ».  Le secteur pétrolier a été touché lui aussi par la régression. D’après le ministre, cela est dû à l’assèchement normal des sources de pétroles et aux mouvements de protestation populaire qui ont empêché la recherche d’autres puits de pétrole ». Ce qui l’a amené à dire que: «  l’augmentation des prix des carburant reste une possibilité ».

Enfin, l’année 2012 a été celle de la découverte des dossiers de corruption au sein des établissements relatifs au ministère de l’Industrie. Le ministre a affirmé que ces dossiers étaient en cours de traitement auprès des autorités compétentes.

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