G20 : »la guerre des monnaies » n’aura pas lieu

Les pays riches et émergents du G20 se sont réunis vendredi 16 février à Moscou pour tenter de mettre fin à la « stagnation » de l’économie mondiale, plombée par la zone euro, dans l’espoir d’écarter la menace d’une « guerre des monnaies » ravivée par le Japon.

Le « principal défi » du G20 est de sortir « l’économie mondiale de la stagnation et de l’incertitude pour la mettre sur une trajectoire ferme de croissance », a déclaré le président russe Vladimir Poutine à l’ouverture, au Kremlin, d’une réunion de deux jours des ministres des Finances des principaux pays riches et émergents.

Récession plus grave que prévu

Pour la première fois depuis longtemps, les craintes d’un éclatement de l’euro ne sont pas au cœur de la réunion. Mais les statistiques publiées à la veille de la rencontre ont remis l’Europe sur la sellette : la récession a été plus grave que prévu l’an dernier en zone euro.

Or, il s’agit du principal frein à la reprise mondiale. La Russie a fait de la quête de nouvelles « sources de croissance » une priorité de sa présidence du G20, qui culminera lors d’un sommet en septembre à Saint-Pétersbourg.

La « guerre des monnaies »

Selon l’agence AFP, certains pays européens, France en tête, s’inquiètent de leur côté de la vigueur de l’euro, qui handicape leurs exportations. En cause, les politiques monétaires des États-Unis et du Japon, qui font tourner la planche à billets pour soutenir leur économie, avec pour effet de déprécier leurs devises.

Les craintes d’une « guerre des monnaies » provoquée par un enchaînement de dévaluations compétitives menées par des pays en quête de croissance ont été ravivées par le récent virage japonais. La banque centrale du Japon a cédé aux pressions du gouvernement pour soutenir l’économie en créant de la monnaie, une politique courante aux États-Unis, mais que s’interdit la Banque centrale européenne (BCE).

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