Riadh Sidaoui : « La réelle menace vient de Lybie »

Lors d’une journée d’étude organisée par l’Observatoire Arabe des Religions et des Libertés, tenue aujourd’hui à l’hôtel Africa, l’Economiste Maghrébin a rencontré Riadh Sidaoui,  directeur du Centre arabe d’analyses politiques et sociales basé à Genève, politologue et rédacteur en chef du site web d’information  Taqadoumiya. Il a bien voulu répondre à nos questions. 

Interview…  

Quelle  légitimité pour l’intervention française au Mali ?


D’abord nous pouvons parler de deux types de légitimité, l’une est formelle et l’autre et éthique. Si on se réfère à la légitimité formelle, le Conseil de sécurité l’a accordée à la France puisqu’il soutient unanimement l’intervention au Mali. Concernant la légitimité éthique, c’est une autre question, puisqu’il s’agit de la souveraineté d’un Etat, en l’occurrence le Mali qui n’a donné son feu vert qu’après  certaines pressions internationales. Les pays qui soutiennent l’intervention au Mali sont les mêmes qui ont armé  les islamistes libyens afin de faire tomber le régime de Khadafi.

Suite à cette intervention au Mali, pourrions-nous parler de néo-colonialisme ?


Néo-colonialisme n’est pas le terme le plus adéquat pour parler de l’intervention française au Mali. Non pas du tout, la France n’est pas une force colonialiste par rapport à la Chine et  aux Etats-Unis, elle est incapable d’expansion impérialiste. Contrairement à la Grande Bretagne qui a su tirer les marrons du feu en prenant part à l’invasion de l’Irak et récolter ainsi une partie du butin de guerre.

Quelles retombées pour la Tunisie ?


Certes, il s’agit toujours d’une menace, cependant la menace réelle pour la Tunisie vient de Lybie qui n’est pas encore dotée d’une armée nationale et que les bases de l’Etat ne sont pas encore consolidées. Heureusement, l’Algérie fait bien son rôle de bouclier puisqu’elle présente une muraille contre les terroristes.

 

 

Article précédentGafsa bénéficie d’un prêt de la BAD de 22 millions d’euros pour son développement agricole intégré
Article suivantAttention ! Place à l’astéroïde 2012 DA 14 !
Avatar photo
De formation littéraire, Hamza Marzouk travaille à l’Économiste Maghrébin depuis 2011. Il suit de près les mouvements sociaux, sous toutes leurs formes depuis 2011.Les droits socioéconomiques sont son domaine de prédilection. De même, il s'intéresse au monde de la culture et de l'art plus particulièrement : entrepreneuriat culturel et le cinéma tunisien.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here