Marzouki: « Le pays n’est ni à feu ni à sang »

« Le pays n’est ni à feu ni à sang! Il n’y a pas un seul mort, pas un seul blessé, je touche du bois. Le pays est resté calme dans l’ensemble, même les contre-manifestations se sont déroulées calmement. Nous avons absorbé le choc de l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd », estime le président provisoire Moncef Marzouki dans un entretien au journal français Le Figaro publié  aujourd’hui, jeudi 14 février, plaidant, par ailleurs, pour une Constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

Pour un régime mixte

Interrogé sur la future Constitution, Marzouki s’est prononcé pour un régime mixte, « parce que la Tunisie a beaucoup souffert de la dictature et qu’il s’agit de lui donner un régime qui empêche tout retour à la dictature ou à un Premier ministre trop dur ».

« Le prochain président de la République ne doit pas faire plus de deux mandats, il ne doit pas être protégé par une immunité après son mandat et il devrait être capable d’être destitué comme aux Etats-Unis, par une procédure d’impeachment », a-t-il développé.

Confusion

D’autre part, Marzouki a mis en garde contre l’emploi du mot « islamiste » au sujet du parti Ennahda au pouvoir: « Je vois les journaux français parler des  islamistes qui gouvernent la Tunisie et utiliser le même mot pour parler des insurgés du Mali c’est un abus de langage! »

« Si, moi, j’ai un souci avec Ennahda, ce n’est pas parce que c’est un parti islamiste, mais parce que c’est un parti conservateur », a-t-il ajouté. « Ils font partie du paysage politique, ils ont reçu l’aval du peuple et ont été élus », a-t-il rappelé.

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