Laurent Joffrin: La guerre malienne confirme ce « devoir d’ingérence »

Laurent Joffrin, l’éditorialiste du magazine français Le nouvel observateur, a fait l’éloge de l’ingérence dans son édito du dernier numéro du magazine (du 7 au 13 février 2013). Le journaliste n’a pas dérogé aux règles  occidentales de l’ingérence et de l’intervention dans les affaires intérieures des pays. Il  semble s’être trompé de période: l’époque du protectorat est pourtant révolue. Le choix des mots utilisés nous renvoie à l’époque des croisades, reconquête et adoubement. Est-ce l’héritage des croisés qui persiste encore dans l’esprit occidental? Ou l’arrogance française qui rôde sur les plaines du tiers monde?

Dans tous les cas, le théoricien de l’ingérence ne mâche pas ses mots: le texte n’est qu’un  plaidoyer en faveur de l’ingérence.

M. Joffrin feint d’oublier le droit des peuples à disposer librement de leur destin et pourtant il argumente: « la non-intervention qu’on recommande à l’extrême- responsables de gauche ou de droite confondus- eût donné aux islamistes une victoire éminemment dangereuse pour la sécurité des populations et la stabilité de toute la région », affirme-t-il.

Le péril fut-il si immense, l’histoire de l’humanité, ô combien prodigue en la matière, nous a enseigné que l’ingérence, quelles que soient les raisons dont elle se prévaut, est le premier pas vers la domination voire la colonisation. En effet, la souveraineté de l’Etat et l’intervention dans ses affaires intérieures ne forment pas un bon ménage.

Toujours dans la même perspective de conquête, l’éditorialiste dépeint le président français, François Hollande, comme un messie venu sauver Le Mali de ses détresses: « Il était légitime, après tout, qu’il aille se faire adouber commandant en chef devant une foule malienne en liesse ».

Mais, d’où vient donc cette pseudo légitimité dont l’éditorialiste parle?!

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