A l’occasion de la Journée mondiale de la radio, RSF rappelle la détresse des journalistes

A l’occasion de la Journée mondiale de la radio, célébrée le 13 février, Reporters sans frontières a émis un communiqué de presse faisant état de la situation périlleuse de la presse radiophonique. De ce fait, l’ONG a rappelé « qu’au moins 28 journalistes de radio sont actuellement emprisonnés à travers le monde et que 18 ont été tués depuis le 1er janvier 2012, soit en l’espace de treize mois. »

Menaces, harcèlement, agressions, intimidation et difficultés financières insurmontables sont les principaux obstacles auxquels font face au quotidien les journalistes de radio aux quatre coins du monde.

Pour ce qui est du paysage radiophonique tunisien, l’organisation dépeint un tableau défavorable et détaillé: « les porteurs de projets radiophoniques n’ont aucun interlocuteur officiel à qui adresser leurs demandes d’obtention du droit d’occuper une fréquence. Ils sont les premières victimes de ce vide juridique. Malgré les demandes répétées du Syndicat tunisien des radios libres, aucun statut n’encadre l’existence des radios communautaires. »

RSF s’est également montrée préoccupée par les menaces de disparition qui pèsent sur les radios,  au nombre de douze, ayant obtenu une licence après la révolution. « Celles qui ont accepté de signer un contrat avec l’Office National de Télédiffusion (ONT) se trouvent toutes dans l’impossibilité de payer les sommes exorbitantes que cette entreprise publique leur réclame, tandis que celles qui ont refusé le monopole de l’ONT et émettent par leurs propres moyens sont actuellement dans l’illégalité », a assuré l’organisation avant d’ajouter « qu’ elles pourraient être contraintes de fermer leur antenne si aucune réforme d’ouverture n’est mise en place rapidement. »   

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