Pyongyang procède à un essai nucléaire

Malgré l’avertissement de son puissant voisin chinois, la Corée du Nord a procédé lundi 11 février à un essai nucléaire.

L’information a été  confirmée par Pyongyang, qui a précisé que cette opération avait pour but de « protéger la sécurité nationale et la souveraineté du pays contre l’hostilité continue des États-Unis ». La bombe utilisée est un engin « miniaturisé », a annoncé l’agence officielle du pays, KCNA. « Ce test nucléaire de haut niveau avait, contrairement à ceux du passé, plus de puissance explosive et a utilisé un engin miniaturisé et plus léger », a précisé la même source.

Un défi lancé à Pékin

Un autre diplomate d’un pays membre du Conseil de sécurité a indiqué que le Conseil se réunirait en urgence mardi matin,12 février, à 9 heures locales pour examiner la manière de réagir à cet essai, qui contrevient aux résolutions de l’ONU. « Les Chinois ont lancé aux Nord-Coréens un ferme avertissement, leur demandant de ne pas procéder à cet essai quand il est devenu évident qu’il était imminent », a expliqué le premier diplomate sous le couvert de l’anonymat. « Ce que les Nord-Coréens ont fait représente un vrai défi lancé aux Chinois », a-t-il souligné.

Évaluation de « l’évènement sismique »

Le Conseil de sécurité est présidé en février par la Corée du Sud. L’ambassadeur sud-coréen à l’ONU avait averti il y a quelques jours que le Conseil prendrait des mesures « très fortes » en réponse à un troisième essai nucléaire de Pyongyang (après ceux de 2006 et 2009).

Le Conseil avait décidé en janvier d’élargir les sanctions envers le régime nord-coréen à la suite du tir d’une fusée nord-coréenne en décembre. Plusieurs résolutions de l’ONU interdisent à la Corée du Nord toute activité nucléaire ou balistique. Ses tirs de fusées et ses essais nucléaires ont valu à Pyongyang toute une série de sanctions depuis 2006, dont le gel d’avoirs appartenant à des entreprises nord-coréennes ou des interdictions de voyager pour des responsables du régime.

Le bureau du directeur du renseignement national américain, qui chapeaute les 16 agences de renseignement du pays, a dit qu’il évaluait « l’évènement sismique » en Corée du Nord, dans une première réaction à l’essai nucléaire conduit par Pyongyang.

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