Des personnalités nationales appellent au parachèvement du processus de transition démocratique

Plusieurs personnalités nationales et composantes de la société civile, toutes sensibilités confondues, ont lancé une initiative baptisée « Pour le parachèvement de la transition démocratique ».

« Cette initiative exprime la position de nombreuses personnalités et acteurs de la société civile vis-à-vis de la situation actuelle en Tunisie », a précisé le coordinateur de l’initiative et président de l’Observatoire arabe des Religions et des Libertés, Mohamed Haddad, mardi.

Ces personnalités ont adhéré à l’initiative vu «la gravité» des défis rencontrées par le processus de transition démocratique en Tunisie, deux ans après la révolution, et face aux nouvelles menaces qui pourraient mener le pays à une «crise aiguë» suite à l’assassinat politique commis dans le pays.

Les signataires de l’initiative rejettent, dans un communiqué publié mardi, les appels à la dissolution de l’Assemblée nationale Constituante (ANC), « ceci ne peut qu’aggraver la situation de crise d’autant qu’il est impossible, à l’heure actuelle, d’organiser des élections », ont-ils estimé.

Les personnalités et acteurs de la société civile considèrent que la décision de Hamadi Jebali, chef du gouvernement provisoire, de procéder à un remaniement ministériel pour former un gouvernement de «compétences» sans recourir à la politique de quotas est « un pas concret et légitime qui évitera  au gouvernement les tiraillements politiques ».

Ils ont appelé le président de la République et le président de l’ANC à interagir positivement avec l’initiative du chef du gouvernement, exhortant tous les partis politiques de l’opposition et de la Troïka à appuyer cette initiative et à lui garantir les conditions de réussite.

L’initiative est signée notamment par Mohamed Haddad (président de l’Observatoire arabe des Religions et des Libertés), Kamel Gharbi (président du Réseau tunisien de la justice transitionnelle), Ridha Tlili (historien), Latifa Lakdhar (historienne et ancienne vice-présidente de la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution), Abdeljalil Temimi(historien- Fondation Temimi), slaheddine Jourchi  (journaliste et analyste politique), Tahar Boussama (Avocat), Abdellatif Fourati (journaliste), Hmida Ennaifer (universitaire et théologien), Amor Boubakri (juriste), Chafik Sarsar (Juriste), Chérif Ferjani (Enseignant chercheur).

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