Le CPR reporte son retrait du gouvernement d’une semaine

Mohamed Abbou

Le CPR a gelé sa décision de retrait de la Troika. C’est ce qu’a déclaré Mohamed Abbou, lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui. Selon le secrétaire général du CPR, cette décision a été prise la veille par le bureau politique. Le deuxième parti au pouvoir, qui avait pris la décision de se retirer, lors de son congrès national tenu les 2 et 3 février, allait démettre ses trois ministres et ses deux secrétaires d’Etat aujourd’hui. Mais, le voilà repoussant son ultimatum d’une semaine de plus, après la promesse d’un engagement d’Ennahdha de répondre aux demandes du CPR, lesquelles consistent principalement en un remaniement ministériel incluant le ministère de la Justice et des Affaires étrangères et une gestion plus inclusive des affaires de l’Etat.

En renouvelant ainsi sa confiance à son partenaire, le CPR se positionne dans le camp qui s’oppose intégralement à l’initiative d’Hamadi Jebali portant sur la formation d’un gouvernement de technocrates apolitiques. « Un tel gouvernement servira les intérêts de la contre-révolution et nous nous y opposerons avec force et avec toute la radicalité qui caractérise les prises de position du CPR », a assuré Salim Ben Hmidane, membre du bureau politique du CPR et ministre des Domaines de l’État et des affaires foncières. C’est que, pour les représentants du CPR, seul un gouvernement politique pourra relever les défis politiques, sociaux et économiques énormes de la période transitoire. Le CPR s’est également montré plus attaché que jamais à la légitimité électorale, «  la seule et l’unique légitimité dans les régimes démocratiques ». Et, Mohamed Abbou, n’a pas ménagé ses critiques envers le gouvernement qu’il estime défaillant sur certains dossiers, tels que les affaires de corruption, la modernisation de l’administration ou la liberté de la presse.

Evoquant le sujet de l’assassinat de Chokri Belaïd, le secrétaire général du CPR a insisté sur le dévoilement du «crime horrible et hideux », afin d’éviter les scénarii algérien ou libanais. Quant aux déclarations de sa femme, députée à l’ANC, dans lesquelles elle accuse Beji Caid Essebsi d’être le commanditaire de l’assassinat de Chokri Belaïd, Mohamed Abbou a assuré que ces déclarations n’engagent ni le parti, ni son secrétaire général.

 

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here