Démystifier le cancer, bannir la souffrance

Le cancer un mot qui effraie, un combat qui semble perdu d’avance, une notion que nous ne parvenons pas à défaire de la mort.

Les croyances populaires véhiculent un certain nombre d’erreurs et de non-sens. Le mal dévore, nous désarme sans que l’on puisse le voir. A sa guise il peut se cacher, nous envahir, puis se montrer sous son vrai visage. C’est une malédiction qui s’abat sur la personne, qui s’enracine dans son être et qui ne la lâche plus.

A cela s’ajoute « les choses que l’on voit »: la dégradation physique et les douleurs qui renforcent encore cet effroi. Il n’est pas surprenant que ces croyances trouvent un écho favorable dans une société qui se complaît à véhiculer des rumeurs. Acquérir la connaissance n’est pas aisé certes, mais cela permet d’avoir une approche moins passionnelle de la maladie.

A cet effet,  démystifier le cancer devient une étape importante, voire une nécessité, pour l’acquisition de l’information, condition sine qua non dans le domaine de la prévention, la détection précoce et la mobilisation sociale. Ainsi, faire évoluer les mentalités est assurément un pas essentiel vers la lutte contre le cancer.

Car la médecine a fait ses preuves en matière de cancérologie.  A titre d’exemple, en France on parvient à guérir un cancer sur deux, de plus la mortalité est en baisse: – 40% chez les hommes et -20% chez les femmes depuis environ 20 ans. Des chiffres encourageants, d’autant plus que les progrès dans la recherche et en termes de moyens diagnostiques et de traitement ne font que commencer.

Démystifier le cancer c’est aborder la maladie différemment et laisser l’espoir et la médecine faire leur travail.

Il nous est impossible de parler de cancer sans évoquer l’Institut Salah Azaiez d’oncologie, où quotidiennement on est amené à gérer un flux impressionnant de patients venus des quatre coins de la Tunisie. Mais depuis peu, le secteur privé apporte sa contribution, permettant entre autres de diminuer la charge qui pèse sur le secteur public, constituant une alternative intéressante pour ceux qui se tournent parfois vers l’étranger.

Sans oublier que les soins ne s’arrêtent pas seulement à ceux dont la guérison est garantie. Les patients qui ont atteint un stade avancé de la maladie peuvent également aspirer à vivre plus confortablement, et ce, grâce aux soins palliatifs. Il s’agit d’un besoin humanitaire voire un droit,  pour les accompagner jusqu’à la fin dans la dignité.

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