Syrie : risque d’embrasement général dans la région

La réunion qui se tient aujourd’hui  samedi 2 février à Munich, entre le vice-président américain Joe Biden et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, est cruciale à plus d’un titre, surtout après le raid israélien en territoire syrien.

Centre de recherche militaire ou armes chimiques?

Selon l’agence AFP, un haut responsable américain a confié vendredi, sous couvert de l’anonymat, que des avions de Tsahal ont effectivement  bombardé un convoi de  missiles sol-air SA-17 de fabrication russe montés sur des véhicules ainsi qu’un ensemble de bâtiments militaires adjacents, soupçonnés d’abriter des armes chimiques. L’État hébreu redoutant qu’elles ne soient livrées à l’un de ses pires ennemis, le Hezbollah.

Mutisme israélien

Damas avait accusé mercredi Israël d’avoir bombardé un centre de recherche militaire, menaçant de représailles, mais l’État hébreu, contrairement à la presse israélienne, n’a jamais confirmé.

Côté américain, le Pentagone a indiqué que  » « Les États-Unis soutiennent toutes les décisions prises pour s’assurer que ces armes ne tombent pas entre les mains des terroristes ». Ce soutien à peine déguisé à l’initiative israélienne survient également quelques jours après que Washington eut une nouvelle fois dénoncé l’aide militaire de l’Iran et de la Russie au régime de Bachar el-Assad et alors que les experts s’inquiètent d’un risque que le conflit syrien s’étende dans la région, Damas menaçant l’État hébreu de représailles et l’Iran affichant son soutien au régime d’el-Assad.

Risque de conflit général

Pour leur part, les médias israéliens ont évoqué le risque de conflit régional en cas de nouveau raid, surtout si l’opération ne suffisait pas selon eux à décourager des transferts d’armes vers le Hezbollah, allié à Damas et Téhéran. « Quelle que soit la sophistication de cette opération, elle sera très probablement impossible à rééditer sans mettre le feu à la région », prévient le correspondant militaire du quotidien Yediot Aharonot.

L’Iran a d’ailleurs mis en garde contre les « graves conséquences pour Tel-Aviv » après le raid. Et au Liban, des accrochages entre des militaires libanais et des hommes armés à la frontière syrienne ont tué deux soldats, des incidents qui se répètent depuis le début de la guerre en Syrie en mars 2011.

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