L’intégration maghrébine pour la relance économique et la création d’emplois

Dans le cadre de ses travaux de concertation, le think tank « Maghreb Economic Forum » a organisé aujourd’hui une table ronde sur le thème : «  Le Maghreb, un moteur pour la création d’emplois ». Experts tunisiens, maghrébins et européens ainsi qu’un ensemble de représentants de bailleurs de fonds régionaux et internationaux comme la BAD et la Banque Mondiale ont été conviés à réfléchir sur le potentiel latent de la région maghrébine. « Le Maghreb c’est 90 millions d’habitants, et une économie qui pourrait être aussi forte que l’économie turque ! » En présentant ainsi le potentiel humain et économique du Maghreb, le président du think tank tunisien, Kamel Lazaar, a toutefois regretté l’absence d’une volonté politique pour instaurer une union entre les cinq pays frères. Mais selon lui, les partenaires maghrébins sont condamnés à collaborer même en présence de ces clivages politiques. C’est que l’intégration économique même lente finira, selon lui, par s’installer et par unir les cinq économies de la région autour de projets communs.

Du même avis, Mahmoud Ben Romdhane, universitaire et économiste, estime que le manque à gagner est énorme. Que d’opportunités, selon lui, pour prospérer : « La Tunisie et le Maroc pourraient aider la Libye à relancer son économie et son tourisme », a-t-il avancé. « La Tunisie et la Libye, quant à elles,  pourraient percer sur le marché algérien, jusque -là dominé par les Chinois ». L’économiste a assuré de ce fait que si les Etats maghrébins profitaient des avantages de la proximité, de la langue, de l’histoire, et de toutes les similitudes les unissant, ils seraient en mesure de rattraper, chacun, les deux points de croissance perdues chaque année par suite de la non-intégration.

Unanimes sur le fait que l’intégration économique – et politique – est la principale solution pour l’essor de la région et l’emploi de milliers de jeunes chômeurs, les experts du forum ont également débattu de nouvelles zones auxquelles le Maghreb pourrait étendre ses intérêts. L’experte  Asma Kriaa a, à cet égard, évoqué le potentiel que représente le marché subsaharien ; un marché non exploité, voire méconnu des Maghrébins.

D’autres thèmes ont été débattus. Il s’agit notamment des IDE intermaghrébins, du partenariat public/ privé ou encore des financements étrangers. Les recommandations émanant de ces discussions seront par la suite répertoriés, pour servir, dans un futur proche, de thèmes spécifiques à d’autres forums. C’est ce qu’ont assuré les responsables du think tank.

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