Jilani Hammami critique le projet du Conseil Supérieur Islamique: « Notre islam n’est pas menacé »

 

La polémique enfle à la Constituante suite au projet de création d’un Conseil Supérieur Islamique proposé par les députés d’Ennahdha. Son rôle consistera, selon le projet, en une mission de consultation. Il sera chargé d’étudier les questions et affaires qui lui seront proposées par le gouvernement en place. Son avis est une sorte de veille sur le respect d’une partie du premier article de la Constitution.

La polémique enfle et gagne toute la scène politique. Nous avons à ce propos recueillis l’avis de  Jilani Hammami, Secrétaire général du Parti des ouvriers tunisiens (POT) et membre du Front populaire. On devine qu’il est contre et il s’en explique:

« C’est vrai que la Constituante est maître de soi-même et qu’elle peut décider ce qu’elle veut. Cela dit, si je me souviens bien, tout au long de la révolution, personne n’a appelé à la constitutionnalisation d’un Conseil islamique. Ni durant la révolution, ni après d’ailleurs. C’est une idée d’Ennahdha et qui n’engage que ce parti. Elle veut exploiter son poids à l’Assemblée constituante. C’est attendu, mais ce n’est pas pour autant qu’on doit laisser faire.

Le peuple Tunisien n’a pas de problème avec l’Islam. Personne en Tunisie ne pense que l’identité islamique est menacée et de ce fait il n’y a pas besoin d’une instance pour la sauvegarder. »

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