Maroc: vers l’abrogation définitive de l’article 475

Après le suicide d’Amina Filali, jeune marocaine  de 16 ans violée puis contrainte d’épouser son agresseur, les protestations au Maroc, contre l’article 475 du code pénal marocain qui permet aux violeurs d’échapper à des poursuites et d’éviter le jugement en épousant leur victime si elle est mineure, sont montées de plusieurs crans pour obliger le gouvernement à tenir sa promesse, donnée depuis 2006, d’annuler l’article en question.

Face à la vague d’indignation mondiale, Mustapha Ramid, ministre  marocain de la Justice, a approuvé le 21 janvier 2013  la réforme visant l’abrogation du deuxième alinéa de l’article 475 du code pénal, en vertu duquel un violeur est exempté de poursuites  s’il épouse sa victime.

En vertu des mesures adoptées, un violeur risquera de 10 à 30 ans de prison, contre cinq ans actuellement et ne pourra donc plus échapper à un jugement en se mariant avec sa victime.

La réforme approuvée prévoit la suppression définitive de l’article en question. Une fois le texte de la réforme adopté par les deux chambres du parlement, il sera soumis à l’aval du Roi Mohammed VI.

Une avancée qui, si elle semble être naturelle pour certains, n’allait pourtant pas de soi.  Elle est le fruit d’une forte mobilisation des Marocains indignés et des associations féministes locales qui réclament, depuis longtemps, une loi globale visant à stopper les violences faites aux femmes et l’abrogation de l’article 475.

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