Morsi décrète l’état d’urgence

Suite aux violences qui ont fait 46 morts en trois jours, le président égyptien Mohamed Morsi a décrété, dimanche 27 janvier, l’état d’urgence dans trois provinces du pays et appelé à un dialogue national incluant les dirigeants de l’opposition.

Les heurts les plus meurtriers ont eu lieu à Port Saïd, où 37 personnes ont péri après la condamnation à la peine capitale samedi 26 janvier de 21 supporteurs du club de football local Al-Masry, pour leur implication dans des violences ayant fait 74 morts en 2012, après un match contre l’équipe du Caire, Al-Ahly.

« Mesures exceptionnelles »

Dans un discours à la nation, au ton ferme, Mohamed Morsi a annoncé des « mesures exceptionnelles » pour faire face à l’escalade, menaçant d’en prendre d’autres si les violences persistaient. « Je le ferai pour l’intérêt de l’Egypte », a-t-il martelé.

 L’état d’urgence, imposé durant 30 ans, avait été levé en mai 2012.

Un pays divisé

Les troubles avaient commencé, vendredi 25 janvier, dans plusieurs villes, dont Le Caire, à l’occasion du deuxième anniversaire du début du soulèvement ayant conduit à la chute de Hosni Moubarak. Les affrontements entre opposants à Morsi, élu en juin 2012, et policiers avaient fait ce jour-là neuf morts – huit à Suez et un à Ismaïliya – et des centaines de blessés, reflétant les profondes divisions dans le pays.

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