Street Poetry récidive

La poésie coulait à flots samedi après-midi: nos jeunes poètes ont célébré la vie, scandé de belles paroles d’amour, montré leur mécontentement de la situation du pays dans des textes contestataires. Nous avons assisté pour vous  à la dernière rencontre du groupe Street Poetry,  au nouvel espace culturel Mass’art qui a accueilli, sans restriction, les jeunes poètes de tout bord.

Libéré par la révolution, fluide comme un court d’eau, éternel comme un majestueux phénix, l’art a brisé ses chaînes. Fini le temps de l’instrumentalisation et de l’enfermement derrière les murs des espaces culturels officiels, où l’ancien régime domestiquait les artistes. Et s’il y a un groupe qui a abandonné les cadres officiels, pour s’ouvrir sur les autres, sur la rue, c’est bien Street Poetry, groupe de jeunes tunisiens réuni autour de la poésie dialectale, comme manière d’expression artistique. Fondé par Amine Gharbi et Majd Mastoura, le phénomène a pris vite de l’ampleur et les amateurs du slam et de la poésie dialectale sont venus nombreux exposer leurs talents et réciter leurs poèmes.

Sans porter un regard méprisant et loin de tout snobisme culturel, les deux fondateurs du mouvement ont choisi la rue comme espace de rencontre et d’échange entre les différents artistes d’une part et les artistes et le public.

Sommes-nous face à une génération de poètes prometteurs qui annoncent un nouveau projet poétique dont les mots d’ordre sont: la valorisation du dialecte tunisien, l’ouverture sur la rue et  la vulgarisation de l’art?

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