Prise d’otages en Algérie: un lourd bilan

D’après les informations communiquées hier et ce vendredi 18 janvier, l’opération des forces algériennes aurait fait 50 morts dont 34 otages occidentaux. Pourtant, aucun bilan officiel précis n’avait filtré sur cette opération militaire qui s’est déroulée sur le site d’In Amenas dans le Sahara à 1 300 km au sud-est de la Libye.

Inquiétude dans les capitales occidentales

Les pays dont des ressortissants ont été pris en otages  redoutent  un bilan très lourd de l’assaut massif des forces d’Alger contre le commando islamiste.

Ces pays n’ont pas caché leur inquiétude sur le sort de leurs ressortissants. « Je pense que nous devons nous préparer à la possibilité de mauvaises nouvelles à venir », a averti le Premier ministre britannique, David Cameron, qui a regretté de ne pas avoir été informé à l’avance par Alger.

Le président François Hollande avait noté que la crise « semblait se dénouer dans des conditions dramatiques ».

Washington a regretté que les États-Unis n’aient pas été mis au courant à l’avance des projets des autorités algériennes.

Le Japon a émis « une ferme protestation » et demandé à Alger de « cesser immédiatement » son opération, tandis que l’Italie condamnait un « ignoble acte de terrorisme ».

L’armée algérienne n’a pas « fait dans la dentelle »

Le ministre algérien a justifié le recours à la force en expliquant que les autorités avaient d’abord cherché une solution pacifique, mais que les islamistes, « lourdement armés », voulaient « quitter l’Algérie en emportant avec eux les otages étrangers », pour s’en servir comme d’une « carte de chantage ». Leur revendication portait également sur l’arrêt de l’intervention française au Mali.

Renforts africains

A ce propos, à Bamako, une quarantaine de soldats togolais sont arrivés jeudi 17 janvier, premiers éléments de la force armée ouest-africaine, la Misma, qui doit chasser les groupes armés qui occupent une grande partie du Mali depuis neuf mois. Ils ont été rejoints par une cinquantaine de Nigérians. 2 000 soldats sur un total de 3 300 doivent être déployés dans la zone d’ici le 26 janvier.

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