Renforcement des capacités de la gestion durable des zones industrielles (RECAPZI)

Pour l’économie tunisienne, les zones industrielles revêtent une grande importance. Il existe cependant, pour une partie d’entre elles, d’importants problèmes au niveau de l’infrastructure et de la gestion. La structure de gestion existante – Groupement de Maintenance et de Gestion,  (GMG) – ne peut actuellement assurer de façon suffisante la maintenance de l’infrastructure et la prestation de services que dans quelques rares zones industrielles. A cela, s’ajoutent des problèmes d’ordre écologique considérables, entre autres au niveau de l’élimination des déchets ménagers spéciaux.

Les capacités fonctionnelles des GMG, existants ou nouvellement crées, ont été améliorées, notamment à travers d’une part une contribution financière de la GIZ au renforcement des capacités, de l’ordre de six millions d’euros sur une durée de six années, jusqu’en 2014, et d’autre part à travers l’introduction de prestations de services innovants. Il existe à ce jour 158 zones d’activités industrielles en Tunisie. D’ici 2016, il est prévu d’en créer jusqu’à 85 qui viendront s’y ajouter.

Importance du secteur secondaire en Tunisie

La part de l’industrie au PIB, s’élève à environ 35% en Tunisie. Sur un total de 3.8 millions de personnes aptes à exercer un emploi, près de 500.000 travaillent dans plus de 5.600 entreprises industrielles. La moitié de ces entreprises est installée dans l’une de ces 158 zones industrielles de la Tunisie, qui couvrent une surface totale de 4400 ha. Le volume des exports industriels s’est élevé à environ 10 milliards d’euros pour l’année 2009.

Signalons que depuis peu, on a pu constater que la communication et la coopération entre les GMG, les ministères, entreprises et acteurs au niveau des communes et gouvernorats ont été visiblement améliorées. Jusqu’ici le projet RECAPZI a permis de réaliser 142 mesures d’amélioration dans 29 zones industrielles. Ces mesures vont de la signalisation des entreprises qui y sont installées, en passant par l’optimisation de la gestion de la circulation sur les routes, à la construction d’un centre de vie pour les entreprises, jusqu’à la préparation de la réhabilitation de toute l’infrastructure. Pour la première fois, force est de constater, que du personnel professionnel est employé par neuf zones industrielles, 14 effectuent régulièrement des travaux de maintenance et proposent des prestations de services comme par exemple l’entretien de l’infrastructure publique et l’enlèvement des ordures et/ou le nettoyage des espaces publics, ce qui était jusqu’ici l’exception. Cela crée donc des avantages pour les entreprises qui y sont installées et contribue à l’amélioration de leurs conditions de travail. Indirectement, il s’agit d’une contribution au renforcement des entreprises et à la pérennité des emplois. Ainsi, lorsque les zones industrielles sont bien gérées, elles augmentent par ailleurs leurs attraits et l’acceptation de la part des investisseurs étrangers. En effet, les partenaires d’affaires internationaux attachent une grande importance à l’environnement des entreprises qu’ils visitent. Gain de temps et de coûts grâce à des offres de services sur place tels que services de sécurité communs, des salles de réunions, bureaux d’autorités locales, agences bancaires, etc.

Notons que sur initiatives des GMG fonctionnels, une association nationale de GMG a pu être créée en mai 2011. Celle-ci représente les intérêts des GMG à l’égard d’autres acteurs et constitue une plateforme d’échange de connaissances et d’expériences. Cette association a permis l’élaboration d’approches concrètes pour des problèmes, comme par exemple la réhabilitation de la zone industrielle de Sidi Salem où le processus de réhabilitation de l’infrastructure, qui stagnait depuis longtemps, a pu grâce au projet RECAPZI, être réactivé de nouveau, et les négociations ont été accélérées afin que les obstacles pour le réaménagement soient supprimés.

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