Fonds régional pour la formation et la promotion de l’emploi des jeunes dans la région MENA

En Tunisie comme en Egypte, le manque de perspectives économiques pour de nombreux jeunes diplômés s’est révélé être une des causes majeures du renversement des régimes de Ben Ali et Moubarak. Dans ces deux pays, comme dans l’ensemble des pays de la région MENA, le chômage des jeunes ne cesse de s’accroître de manière alarmiste et conjointement avec une croissance démographique continue. En 2012, le taux de chômage des jeunes âgés entre 15 et 24 ans, selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), s’est élevé à 24% en Afrique du Nord et à 30% en Tunisie. En Egypte, 91.5% des chômeurs sont âgés entre 15 et 30 ans. Ce sont en majorité les femmes qui sont les plus touchées par le chômage. A ce titre, il convient de noter que le taux de chômage des jeunes femmes en Egypte est de 40%, tandis que celui des jeunes hommes ne dépasse pas 19%.

A travers le fonds régional ouvert, les grands bailleurs de fonds bilatéraux, ont commencé par initier, financer pour un volume total de 8 millions d’euros, et implémenter des approches de coopération pertinentes pour l’amélioration et le développement de l’emploi. Ces approches se focalisent essentiellement sur les axes suivants :

– Le renforcement du rôle et de la participation du secteur privé dans la conception et l’exécution des formations en vue de rapprocher les offres aux besoins des entreprises via une collaboration étroite avec les chambres de commerce et d’industrie, les organisations patronales, les associations professionnelles et les agences de services de placement ;

– L’offre d’une formation complémentaire à court terme facilitant et améliorant l’insertion des jeunes sur le marché du travail ;

– L’offre de services de placement auprès des entreprises qui envisagent de créer de nouveaux postes en faveur des jeunes chômeurs (exemple : des bourses d’emploi) ;

– L’orientation professionnelle des élèves et de leurs parents.

Sur le plan de la pratique, les bailleurs de fonds cherchent à développer et à implémenter des formations complémentaires à court terme pour des postes d’emploi disponibles ou à créer par les entreprises. Pour ce faire, un état des lieux des qualifications requises par les entreprises est mené en vue de combler d’éventuelles lacunes et d’améliorer l’employabilité des jeunes chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur ou des centres de formation professionnelle.

Cela permet de dresser des besoins à court terme des entreprises liées aux futurs embauchés pour des postes ouverts. Dans ce cadre, un réseau d’entreprises offrant des formations complémentaires permettra aux jeunes d’acquérir des expériences pratiques plus approfondies.

Pour ce faire, au minimum 30 entreprises, se sont engagées à se connecter sur plusieurs réseaux. Des formations en commun ont ainsi été conçues afin d’offrir aux jeunes un large éventail de travaux pratiques dans différentes entreprises. Après une durée de trois mois, les jeunes seront encadrés pour chercher un emploi à travers des bourses d’emploi.

 

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