« L’unité du peuple tunisien est menacée »

Le leader de Nidaa Tounes, Béji Caïed Essebsi était, ce mercredi 16 janvier, l’invité de Shems Fm où il est revenu sur plusieurs points inhérents à l’actualité nationale.

BCE s’est dit fortement touché par l’incendie du mausolée de Sidi Bou Saïd qui a eu lieu samedi 12 janvier, affirmant qu’incendier ce  mausolée c’est, pour lui  comme détruire son propre  domicile.

BCE a par ailleurs affirmé que le mausolée de Sidi Bou Saïd, fait partie du patrimoine humain et que sa destruction a vivement touché les Tunisiens, pour qui les saints revêtent une grande symbolique.

Interpellé sur le fait que Rached Ghannouchi et lui ne se sont pas salués le 14 janvier, à l’occasion du deuxième anniversaire de la révolution, le leader de Nidaa Tounes a déclaré  “Rached Ghannouchi et moi, nous ne sommes pas des ennemis, nous sommes des adversaires  politiques. Nous ne nous sommes pas salués parce qu’on était loin l’un de l’autre.”

Il a par ailleurs nié toute intention d’opérer, actuellement, des changements au sein du bureau politique de son parti et a fait savoir que : «  notre bureau politique est fraîchement élu. On ne peut procéder à des changements qu’à travers des élections. Lors de notre prochain congrès, on décidera de la nécessité ou non de faire des changements. »

Au sujet d’une éventuelle alliance entre son parti et le parti Al Jomhouri, BCE a fait savoir que l’échange entre les deux partis est réel et que la coopération entre eux est le fruit du déséquilibre du paysage politique depuis les élections du 23 octobre 2011. BCE a par ailleurs affirmé qu’Al Jomhouri est un parti qui a une longue expérience et qui saura, grâce à cette expérience, décider des alliances qu’il veut faire.

BCE s’est montré, par ailleurs, gêné par le flou qui règne toujours sur la date des prochaines élections et a espéré qu’elles se tiennent au cours de l’année 2013.

Commentant le bilan du gouvernement BCE estime que plusieurs réalisations ont été faites. Il a révélé cependant trois zones d’ombre qu’il qualifie de graves.

La première est que la transition démocratique est bloquée depuis les dernières élections et que les actuels gouvernants n’expriment pas une grande attitude à la faire redémarrer.

La deuxième est que le peuple est divisé. Une division qui s’est nettement fait remarquer, selon BCE,  le 14 janvier à l’avenue Habib Bourguiba.

La troisième zone d’ombre consiste, selon lui,  au fait que l’Etat tunisien est en train de céder ses prérogatives à des parties illégales et extrémistes telles que la ligue de protection  de la révolution. « Ce qui finira par enterrer la révolution tunisienne et menacer l’unité du peuple tunisien » dit-il.

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