Décès d’un citoyen originaire de Ben Guerdane victime de tirs d’un groupe Libyen armé

Originaire de Ben Guerdane, Mohamed Ben Amor Mansouri, a été tué, lundi matin 14 janvier, sur la frontière tuniso-libyenne, victime de tirs nourris d’un groupe Libyen qui apourchassé la voiture qu’il conduisait.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdesselam, qui effectue une visite dans le gouvernorat de Médenine, dans le cadre de la célébration du 2ème anniversaire de la révolution du 14 janvier 2011, a précisé que la victime se dirigeait vers la localité frontalière d’El Faouar, pour s’approvisionner en nourriture pour son troupeau de camélidés et qu’il avait été attaqué par trois voitures libyennes qui avaient tiré massivement sur la voiture.

Il a ajouté que « cet événement douloureux et inacceptable porte atteinte à la sécurité du territoire tunisien », émettant, en même temps, l’espoir qu’il « ne nuira pas aux relations tuniso-libyennes ».

Le ministre des Affaires étrangères a, en outre, expliqué que toutes les données seront vérifiées et que des contacts seront établis avec les autorités libyennes pour demander une intervention, une coordination sécuritaire et l’ouverture d’une enquête.

Le gouverneur de Médenine, Hamadi Mayara, avait expliqué, précédemment, que la victime dont la voiture avait essuyé des tirs nourris, était accompagné d’un citoyen, Mohamed Ben Khechira Mansouri, qui a été atteint au niveau des jambes et transporté à la clinique El Amen de Zarzis.

Certaines sources dans la région, pensent que l’incident s’est déroulé en territoire tunisien. Il survient en parallèle à la poursuite de la fermeture du point de passage frontalier de Ras Jédir aux activités commerciales, devant les tunisiens en provenance de Libye.

D’autre part, le gouverneur de Médenine a indiqué que les autorités libyennes n’ont pas encore accordé l’autorisation aux commerçants tunisiens de faire entrer des marchandises en provenance de Libye, en raison d’un différend relatif à l’institution d’une taxe douanière imposée aux commerçants tunisiens. Ce problème n’a pas été encore résolu et a entravé, selon le gouverneur, l’accord entre la Tunisie et la Libye relatif au libre échange commercial. Il a, d’autre part, émis l’espoir de ne pas voir la situation se dégrader davantage à la suite de cet incident dramatique, ce qui pourrait reporter la visite d’une délégation de la région de Ben Guerdane à Tunis pour une rencontre avec le chef du gouvernement, prévue mardi 15 janvier.

Sur un autre plan, une marche pacifique a été organisée à Ben Guerdane pour revendiquer le droit au développement et dénoncer les propos du président du gouvernement dans la ville libyenne de Ghedames où il avait dit que  »l’Etat comprend les revendications sociales et respecte la liberté d’expression, mais ne tolère point les saccageurs, les trafiquants de drogue et les agresseurs ».

D’autre part, au cours du meeting organisé, lundi à Médenine, par le mouvement Ennahdha (principale composante de la Troïka au pouvoir), Rafik Abdesselam, a souligné que « les revendications de habitants de Ben Guerdane sont légitimes et qu’elles trouveront la voie de la réalisation, appelant les citoyens à faire preuve de patience. Il a également appelé les sages de la région à déployer des efforts pour faire revenir le calme et la stabilité ».

Le ministre a, par ailleurs, exprimé le souci de raffermir les relations tuniso-libyenne et de les hisser à un niveau supérieur au service des deux peuples. Il a, en outre, souligné que le raffermissement des relations entre les pays voisins compte parmi les priorités du gouvernement de même que la réalisation du Grand Maghreb Arabe.

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