26 enfants syriens sont morts en une seule journée

Journée macabre en Syrie: pas moins de 26 enfants ont péri au cours de la seule journée du lundi 14 janvier, le régime et les rebelles s’accusant mutuellement d’être responsables de leur décès. Selon l’agence AFP, rien qu’à Damas, douze enfants ont été tués dont huit, âgés de six mois à quatorze ans, dans des raids de l’aviation du régime sur Mouadamiya al-Cham, une localité au sud-ouest de la capitale. Huit enfants ont aussi péri à Alep, deux dans la région de Homs, trois autres à Hama et un à Idleb; ce qui porte le nombre d’enfants tués depuis la révolte contre le régime de Bachar el Assad à 3500.

Des vidéos mises en ligne par des internautes montrent des corps ensanglantés ensevelis dans des décombres d’immeubles éventrés. Mais les médias officiels ont accusé les rebelles d’avoir tiré des roquettes sur les habitations à Mouadamiya al-Cham, entraînant la mort de plusieurs femmes et enfants.

Viols collectifs et bombes à sous-munitions

Face à l’escalade continue de la violence, un groupe de 57 pays mené par la Suisse a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU, profondément divisé, de saisir la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes commis lors des 22 mois de conflit syrien. La Syrie n’ayant pas adhéré à cette Cour, il faut une intervention du Conseil de sécurité pour qu’elle soit saisie.

Human Rights Watch (HRW) a « appelé les autres pays, notamment les nations arabes qui ont de façon répétée exprimé leur inquiétude sur les tueries », à se joindre à cet appel. HRW a affirmé que les troupes au sol utilisaient désormais également des bombes à sous-munitions, armes bannies par une Convention internationale que Damas n’a pas ratifiée.

En outre, un danger supplémentaire menace les femmes : le viol, désormais une des principales raisons de leur exil, selon l’organisation International Rescue Committee. « Beaucoup de femmes et de filles ont raconté avoir été attaquées en public ou chez elles, en général par des hommes armés. Ces viols, parfois collectifs, se déroulent souvent sous les yeux de membres de la famille », a rapporté l’ONG.

600 000 réfugiés

Il est à noter que le conflit a poussé à la fuite des centaines de milliers de Syriens dont plus de 600 000 sont enregistrés auprès de l’ONU. La Ligue arabe va envoyer une mission en Irak, en Jordanie et au Liban, pour évaluer les besoins de ces pays d’accueil, avant un sommet des donateurs fin janvier à Koweït.

Brahimi: « Un touriste âgé »

D’autre part, les médias officiels syriens ont attaqué à nouveau l’émissaire Lakhdar Brahimi, un « touriste âgé » qui devrait selon eux laisser les Syriens « tranquilles » s’il n’a pas de solution à proposer. Les autorités ont lancé une campagne de dénigrement à l’encontre du diplomate algérien de 79 ans, après ses critiques contre le plan de règlement proposé le 6 janvier par M. Assad qui a rejeté tout départ du pouvoir.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here