Bahreïn: lourdes peines contre 13 dirigeants de l’opposition

La Cour de cassation de Bahreïn a confirmé ce matin, lundi 7 janvier 2013, de lourdes peines allant de sept ans à perpétuité, contre 13 dirigeants de l’opposition au risque d’alimenter le mouvement de contestation des chiites dans le petit royaume du Golfe.

Jugement en quelques minutes…

Condamnés pour complot contre le régime, les treize hommes, détenus depuis près de deux ans, sont des meneurs du soulèvement dirigé par l’opposition chiite qui a secoué le pays en février 2011 avant d’être maté par la dynastie sunnite.

Parmi les condamnés, figure Ibrahim Chérif, le chef sunnite du groupe Waëd, une formation de la gauche laïque, qui avait joué un rôle de premier plan dans le mouvement de protestation et a écopé d’une peine de cinq ans de prison.

La séance a duré quelques minutes et en l’absence des condamnés.

Après la décision de la Cour de cassation, les 13 hommes ne peuvent plus faire appel.

Monarchie constitutionnelle ou chute du régime?

L’opposition traditionnelle  réclame l’instauration d’une monarchie constitutionnelle, alors qu’un  collectif radical, le « Mouvement du 14 février », à l’origine des manifestations les plus violentes, appelle à la chute de la monarchie.

Le pouvoir n’a fait aucune concession de fond à l’opposition depuis l’écrasement du soulèvement, mais affirme avoir commencé à appliquer les recommandations d’une commission d’enquête indépendante sur la répression de la contestation.

L’opposition insiste  également sur le départ du Premier ministre, cheikh Khalifa Ben Salmane Al Khalifa, en poste depuis 1974 et sur la formation d’un gouvernement dirigé par un Premier ministre issu de la majorité parlementaire.

Selon la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), 80 personnes ont trouvé la mort depuis février 2011.

En décembre, Amnesty International a appelé à la libération des 13 opposants et estimé que la décision de la cour de cassation serait « un véritable test pour les autorités si elles veulent prouver qu’elles sont engagées à respecter et à protéger les droits de l’Homme ».

Les condamnés ont été reconnus coupables de « conspiration pour renverser le gouvernement », et pour certains « d’espionnage

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