37,7 millions de dollars injectés au Fonds de Transition MENA

« Le Fonds pour la transition dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) vient de recevoir une dotation de 37,7 millions de dollars du Canada, de la France et du Royaume-Uni en appui à la gouvernance, à une croissance durable et à la création d’emplois pour la jeunesse. » C’est ce qu’a annoncé la Banque Mondiale sur son site au début de l’année 2013.

En plus de l’administration du Fonds de la Transition, le groupe de la Banque Mondiale participe à l’initiative en tant qu’Organe d’appui à l’exécution (OAE) à travers deux de ses cinq institutions, à savoir la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI). L’initiative du Fonds de Transition MENA a déjà bénéficié de l’appui de plusieurs autres institutions financières, lors de son établissement par le partenariat de Deauville en Mai 2011. Ont en effet accepté de participer en tant qu’OAE, la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), le Fonds monétaire arabe (FMA), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Société financière internationale (SFI), le Fonds monétaire international (FMI), la Banque islamique de développement (BID) et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID).

Toutes ces institutions financières internationales et régionales se sont associées aux pays du G8, aux pays du Golfe et aux pays de la zone MENA, afin de créer un mécanisme de financement unique et efficace permettant d’appuyer les transitions dans la région (la Tunisie, la Jordanie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et le Yémen). Conçue de façon à faciliter la collaboration entre tous ces protagonistes, la structure de gouvernance du Fonds est composée d’un Comité de pilotage (SC), d’organes d’appui à l’exécution (OAE), d’une Unité de coordination (CU), d’un ensemble d’experts indépendants qu’il peut solliciter en cas de besoin ainsi que d’un Administrateur (la BM).

Le Comité de pilotage a tenu sa première réunion le 11 décembre dernier, à Amman, où il a approuvé une première subvention de 1,5 million de dollars au profit du secteur de l’eau en Jordanie.

Pour accorder ses subventions et ses prestations d’appui technique, le Fonds a besoin des contributions des pays donateurs. A l’heure présente, les engagements des donateurs sont estimés à 165 millions de dollars, pour un objectif global de 250 millions. Selon le même communiqué de l’administrateur du Fonds, « en plus des contributions déjà reçues, l’Arabie saoudite, les États-Unis, le Japon, le Koweït, le Qatar et la Russie ont confirmé leurs promesses. »

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