A l’école politique

A l’évidence, le gouvernement a pris la décision de passer à l’action. Aussitôt, nous dit-on, que le budget 2013 sera voté, promis juré, un remaniement ministériel de fond aura lieu.

La semaine prochaine il n’y aura donc pas seulement les élèves qui vont appréhender la rentrée de Janvier. Le personnel politique aussi, et surtout devrions nous dire. Bientôt, nous aurons épuisé la période probatoire d’un an. Cela fait un an que la machine troïka tourne… en rond. Théoriquement, et selon les promesses on aurait du donner naissance à la nouvelle République dotée d’une Constitution en béton capable d’empêcher tout retour en arrière. Tout est théorique puisque dans la classe politique même le « proviseur » de l’école constitutionnelle, M. Mustpha Ben Jaafar, malgré ses promesses à lui aussi, n’est plus sûr de livrer la bonne copie, celle qui permettra de réussir l’examen de passage à la démocratie, pratiquement à un an jour pour jour de l’anniversaire du « premier gouvernement élu ». Une promesse de Gascon quoi…

Tout le monde s’est rendu donc à l’évidence. L’exercice des maîtres à bord  n’est pas une réussite et le niveau des élèves est à la traîne  A l’école politique, le retour des vacances sera chaud et à défaut de changer les élèves, on fait le remue ménage parmi les instits. C’est ce qu’on dit, même si le bon peuple ne croit plus aux promesses d’un lendemain meilleur. Et comment pouvaient-elles être autrement puisque, dans la grande cacophonie des conseils de classe, chacun y va de ses imprécations définitivement provisoires et de ses coups passablement tordus visant à assurer les résultats des prochaines élections.

Un remaniement, dans notre cas de figure, peut être considéré comme des cours de rattrapage. Cela dit, et comme tout le monde le sait, les cancres ne se transforment pas en forts en thèmes. Ils peuvent s’ajuster, au mieux, en espérant que les barèmes de notation ne soient pas modifiés en cours de route. Ce qui n’est pas à exclure, en dépit des combats d’arrière-garde que peut engager, pour son propre compte il faut dire, l’Inspecteur général de Carthage, quelque peu déconfit.

Cela dit, en attendant les examens au réel, ceux d’une prochaine élection qui tarde à venir, rien n’empêche de faire de la fausse copie. Les cancres l’ont toujours fait après tout. Certains ont même réussi au bout du compte, ce qui les a souvent poussés à considérer la triche comme un instrument imparable de la réussite. Le tout est de ne pas se faire prendre. Et dans le cas d’espèce, d’empêcher les observateurs du quotidien, que sont les journalistes, d’observer et de dire ce qu’ils ont vu. Qu’à cela ne tienne, et à la veille de cette rentrée cruciale, beaucoup de ces journalistes, et plus précisément ceux qui emploient ces journalistes, ont été mis sous l’éteignoir. A la télé, dans les radios et dans les groupes de presse, le nécessaire a été fait pour profiter du vide juridique, pour punir en toute impunité les plus récalcitrants. Sami Fehri en fait actuellement les frais.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here