Statut avancé : avantages et risques

 

Y-a-t-il une nécessité de libéralisation des échanges ? Quels sont les impacts diplomatiques, économiques et sociologiques de la signature du statut avancé ? Quelles sont les conditions préalables que la Tunisie doit remplir avant la signature définitive ? Telles sont les questions débattues, lors de la conférence-débat organisée le 22 décembre 2012, à l’IACE  Tunis, sur le thème : « Quelle est la valeur ajoutée pour la Tunisie du statut avancé avec l’Union Européenne ? »

Présent à ce débat, Alaya Bettaieb, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Investissement et de la coopération internationale, a indiqué  que l’accord de référence sur le statut avancé présente plusieurs avantages dont la Tunisie ne manquera pas de tirer profit.

Il s’agit de consolider les acquis en termes d’IDE, d’emplois, d’exportations et d’aides  financières, ainsi que de faciliter l’accès à d’autres  marchés à l’export, tels que l’Afrique et le marché arabe.

«Pour ce faire, la Tunisie est entrain de défendre une mobilité plus importante, dont le but est de parvenir à une approche de l’UE basée sur une politique volontariste, fondée sur une vision économique et d’interdépendance des intérêts politiques beaucoup plus que sur un impératif de sécurité», a-t-il précisé.

Concernant le modèle de développement, le secrétaire d’Etat a souligné que la Tunisie a entamé, davantage, un processus de montée en valeur de son système de production, relevant la nécessité d’accompagner sa démarche par une mise à niveau technologique solide et complète.

Quels risques ?

Maher Kallel, du groupe Poulina, a déclaré que la conclusion de cet accord de partenariat pourrait creuser le taux de chômage des diplômés du supérieur si le même modèle de développement,  basé sur une industrie à faible valeur ajoutée, est maintenu.

«Si ce partenariat continue à encourager ledit modèle de développement, les nouveaux diplômés du supérieur n’auront pas d’avenir et vont s’ajouter au nombre des promus déjà au chômage», a-t-il expliqué.

Quant à la libre circulation des personnes, le responsable  a mis l’accent  sur la nécessité de bien négocier l’approche adoptée par l’UE, affirmant que celle  conçue jusqu’à aujourd’hui revêt plutôt un caractère  sécuritaire et n’est pas propice au développement économique.

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