Hillary Clinton: déjà prête pour la course à la Maison-Blanche?

Après quatre années à la tête de la diplomatie américaine, l’épouse de Bill Clinton quittera le Département d’Etat en janvier 2013. A son bilan: 112 pays visités, 395 jours passés en voyages officiels, dont 86 dans les cieux, à parcourir plus de 1 million et demi de kilomètres.

 Dès janvier, elle n’aspire qu’à une chose “dormir tant que je veux, faire de la gym et voyager enfin pour le plaisir”, a-t-elle confié. Elle parle aussi de retrouver avec son mari sa résidence principale de Chappaqua, au nord de New York. Tout cela suppose, cependant, que ses partisans consentent à la laisser profiter d’une retraite bien méritée. Rien n’est moins sûr!

 Insolente popularité

Ainsi, les  sondages la créditent, depuis plus d’un an, d’une cote de popularité de 70 %. Les enquêtes d’opinion vont plus loin encore. Interrogés sur l’échéance présidentielle de 2016, les électeurs démocrates du New Hampshire, Etat clef des futures primaires du parti, lui accordent déjà 91 % d’opinions favorables et 55 % de leurs intentions de vote face à six autres candidats possibles.

“Prête à rendre service au pays”

Depuis qu’elle a prononcé une phrase ambiguë : “je suis prête à rendre service au pays”, les observateurs s’accordent à penser qu’Hillary finira par reprendre du service d’autant plus qu’elle est aussi dotée, grâce à sa campagne passée et à la carrière de son époux, du meilleur réseau de bailleurs de fonds du pays. Il suffirait qu’elle annonce son intention de briguer la présidentielle pour prendre une avance décisive  sur tous les candidats potentiels.

Faute de vision forte, son bilan, marqué par le grand retour américain en Asie et dans la zone Pacifique, ne pourrait nourrir à lui seul une campagne présidentielle. Mais sa méthode, son attachement à l’aide au développement, dont elle a doublé le budget public, sa priorité donnée au travail des ONG et aux contacts directs avec la société civile, dessinent un profil de responsable proche des gens et soucieux du volet social.

L’ennemie à abattre

A l’apogée de sa popularité, elle n’oublie pourtant pas la haine que lui vouaient les républicains, au début des années 1990, lorsqu’elle avait, au nom de son mari, proposé une réforme de l’assurance santé; ni son amère victoire en 1999, après l’affaire Lewinsky, lorsque la compassion du public pour l’épouse trompée expliquait sa remontée dans les sondages. Ni encore son échec de 2008, dû à sa suffisance et  ses erreurs de campagne.

Alors, la favorite des sondages, va-t-elle franchir le Rubicon?

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