« We will not leave » : au cœur de la révolution égyptienne

L’Economiste Maghrébin a appris, de sources dignes de confiance, que le documentaire « We will not leave » sera dans les salles de cinéma fin février 2013.

Les jeunes réalisateurs  tunisiens  ne manquent pas de talent ni de courage et parfois de témérité. Emportés par la fougue de la jeunesse, ils n’hésitent pas à affronter le danger au péril de leurs propres vies, pour réaliser une œuvre retentissante.

Enseignant d’analyse filmique, musicien et jeune réalisateur, Mohamed Ben Slema s’est armé d’une volonté inflexible pour aller au Caire, afin de  filmer le sit-in de la place Ettahrir, dont la principale revendication est l’abolition de la dictature militaire naissante. Les séquences filmées constitueront un documentaire intitulé « We will not leave. »

Dans l’histoire du cinéma tunisien, il n’existe pas d’expérience pareille: suivre de près un contexte périlleux, au risque de sa vie. Au-delà de sa qualité de réalisateur, il participe au sit-in et prend part aux affrontements entre les militants et l’armée égyptienne. Il y paie le prix cher, puisqu’il est blessé par arme à feu, ce qui nécessitera  une opération lourde plus tard à Tunis.

Le documentaire braque les projecteurs sur la pauvreté, la marginalisation, les SDF. Le fil conducteur est la relation tissée entre deux militants: Ahmed Masri, l’un des symboles du militantisme, à peine libéré de la prison militaire et qui rejoint le sit-in et  son ami Ahmed Issam. Ahmed Issam reçoit une balle dans la tête, à la suite de quoi il a perdu la mémoire. Ainsi le spectateur se trouve devant un héros tragique : Mohamed Massri, entre l’appel du devoir sur la place Tahrir et son ami gravement blessé à l’hôpital.

Document historique ou un film humain ?
Le documentaire a été sectionné, avec 11 projets de films parmi 500 projets de films, au Producer Network  du  JCC  2012.

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