Abdelfattah Mourou: déclarer les hostilités à l’Union générale tunisienne du Travail n’est pas une preuve d’apaisement

Sur le plateau de l’émission “Klem Eness”, de la chaîne privée Ettounissia, dimanche 09 décembre 2012, le vice-président du mouvement Ennahdha, Abdelfattah Mourou, a été fidèle à l’islamiste modéré qu’il prône. Pointant du doigt l’agression des syndicalistes, il ne cache pas son inquiétude sur les retombées de l’incident: « les évènements qui ont eu lieu dernièrement à la place Mohamed Ali sont inquiétants et regrettables, il faut arrêter ces agissement avec une fermeté absolue et produire les responsables devant les tribunaux». Ces déclarations ont été suivies d’une proposition de former un comité indépendant d’investigation sur cette affaire.      

Faisant l’éloge de l’établissement syndicaliste et optant pour une solution pacifique de la situation conflictuelle entre l’UGTT et le mouvement d’Ennahda, il déclare qu’il : «  n’est pas sage de déclarer les hostilités à l’Union générale tunisienne du Travail, de peur de voir un schisme régner en maître dans le pays  ».

De même, il affirme que l’UGTT n’est pas une organisation politique, bien qu’elle soit dirigée par la gauche tunisienne et qu’elle n’a pas à faire partie d’un conflit ni devenir un champ de bataille entre les partis politiques.

Concernant la grève générale prévue pour le 13 décembre, Abdelfattah  Mourou se montre catégorique, en refusant la grève générale comme une solution, tout en la qualifiant de désastre et d’une forme de violence. 

A ces propos, l’avocate Maya Kssouri a répliqué au propos en argumentant que : 1/ la grève générale n’est pas un acte de violence, mais bien au contraire une réaction contre la violence;  2/ le travail syndicaliste a toujours été politisé et cela partout dans le monde; 3/ enfin, que tous les syndicats du monde sont dirigés par des militants de gauche et non pas de droite.

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