« L’intégration économique maghrébine est un choix stratégique »

Présenté par le modérateur du deuxième panel en tant que président de la République et non en qualité de Chef du gouvernement, M. Jebali a officiellement ouvert les travaux de la 27e édition des Journées de l’entreprise.

En présence des représentants des chefs d’entreprises, des chefs des partis et des partis représentés à l’ANC, les représentants du patronat et des syndicats et des membres du gouvernement, les travaux de la 27e édition des Journées de l’entreprise ont démarré aujourd’hui 7 décembre à Sousse. Cette édition coïncide avec la discussion du nouveau cadre d’investissement et l’annonce du statut avancé avec l’Union européenne.

Les organisateurs ont essayé de présenter un format plus dynamique et plus direct.  Chaque panel des journées a débuté par une présentation des travaux élaborés à l’occasion et a été suivie d’ une série de réactions des panélistes.

Ce rendez-vous annuel a été  l’occasion d’aborder la problématique de l’investissement. Ce choix, à vrai dire, s’est imposé parce que l’investissement a toujours été un vecteur très important dans l’économie tunisienne. «  C’est un facteur déterminant pour la réussite de la transition démocratique, économique et social », a affirmé  Ahmed Bouzguenda, président de l’IACE. Pour lui, la mise en place de nouvelles politiques publiques et l’instauration de nouvelles réformes ne peuvent aboutir que si elles s’accompagnent d’une dynamisation de l’investissement privé dans un climat politique et social apaisé. « La dynamisation ne sera efficace, voire possible, que si elle passe par une révision du cadre de l’investissement », a-t-il ajouté.

Selon une enquête nationale présentée aujourd’hui aux travaux de cette 27e édition des Journées de l’entreprise, l’instabilité politique, l’accès au financement, la logistique et la bureaucratie, tels sont les principaux freins à  l’investissement en Tunisie.

Evoquant le plan d’action du gouvernement pour l’amélioration de la compétitivité du site tunisien, Ridha Saïdi, ministre chargé des dossiers économiques, a fait savoir que le « Petit Destour » (le nouveau code de l’investissement) changera certainement la compétitivité de l’économie tunisienne. « Le cadre juridique du partenariat public- privé dans le nouveau Code de l’investissement est prêt. Le cahier des charges restera essentiel », a ajouté le ministre qui a insisté sur l’importance de saisir toutes les opportunités qu’offre la coopération avec l’Algérie, et ce, à l’issue de la récente visite du Chef du gouvernement à Alger.

Pour sa part, Hamadi Jebali a reconnu que les équilibres budgétaires sont soumis à de grandes  pressions dues essentiellement aux difficultés auxquelles est confronté le secteur  privé. Pour lui, la contribution du secteur privé est décisive dans la relance économique.   Jebali n’a pas manqué d’exprimer la volonté de son gouvernement de renforcer l’implantation des investisseurs dans les régions, l’encouragement de  l’investissement extérieur étranger, l’appui aux entreprises étrangères et le renforcement de la compétitivité de l’entreprise à travers l’innovation.

A l’échelle internationale, M. Jebali a affirmé que « l’ouverture à l’international et l’intégration économique maghrébine sont des choix stratégiques  pour la Tunisie ». 

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