« Nouvelles opportunités » et réelle plateforme pour « une nouvelle Tunisie »

A travers une manifestation d’envergure internationale, le «Carrefour d’Affaires et de Technologies» (CAT 2012), la Tunisie vient relever d’autres défis et présenter de nouvelles opportunités d’investissements industriels.

Organisé sous le signe « Nouvelle Tunisie, nouvelles opportunités », du 28 au 30 novembre 2012, par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (Apii), en collaboration avec l’Union tunisienne pour l’industrie le commerce et l’artisanat (Utica), l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa) et le Centre de promotion des exportations (Cepex), CAT 2012 est une réelle plateforme dédiée à l’entreprise, regroupant des décideurs et des leaders dans divers secteurs à fort potentiel de croissance (mécanique, électronique et électrique, agroalimentaire, plastique technique, textile technique, TIC, industrie pharmaceutique…) avec leurs offres et leurs demandes.

Cette année, CAT 2012 vient cibler une meilleure intégration de l’industrie tunisienne dans l’espace économique euro- méditerranéen, afin d’accroître la valeur ajoutée des produits manufacturés en Tunisie et de concrétiser des projets innovants à fort contenu technologique.

Inaugurant ce carrefour, Hamadi Jebali, chef du gouvernement, a mis l’accent sur l’importance de cet événement sur lequel comptent les acteurs économiques du pays et plus précisément les jeunes tunisiens en recherche d’emplois.

Pour sa part, Mohamed Lamine Chakhari, ministre de l’Industrie,  a déclaré que CAT 2012 revêt une grande importance, surtout que la promotion du tissu industriel ne pourra se faire qu’à travers le développement des activités prometteuses, l’impulsion de l’investissement technologique dans les régions intérieures tout en s’appuyant sur une main d’œuvre qualifiée.

Selon Férid Tounsi, directeur général de l’Apii, «CAT 2012 est une excellente occasion pour faire connaître les atouts du notre tissu industriel, particulièrement nos Pme. Il s’agit d’une démarche stratégique qui nous permet également de clarifier la vision concurrentielle pour les promoteurs tunisiens tout en valorisant nos atouts et assurant une réduction de la disparité régionale».

Wided Bouchamaoui, présidente de l’Utica, a affirmé, de son côté, qu’il s’agit d’une opportunité pour que les partenaires de la Tunisie appréhendent sur le terrain les réalités de l’économie tunisienne et le potentiel d’opportunités d’investissement et d’affaires qu’elle offre. Elle ajouté que «l’investissement, l’emploi et le développement régional sont trois thématiques, à mon avis, qui vont nous accompagner pendant des années encore ».

La contribution du secteur privé tunisien à la réussite de cette «trilogie» passe, selon ses dires, par l’instauration d’une meilleure visibilité, indispensable à tout acte d’investissement générateur d’emplois, l’adoption d’un arsenal réglementaire, financier et administratif adapté au nouveau contexte politique, économique et social ainsi que l’accélération du rythme des réformes notamment dans les domaines du système éducatif, de la formation professionnelle, du code des investissements, du système financier et bancaire, de la fiscalité, de la décentralisation administrative…

Sur le même sujet, Mme Bouchamaoui  a insisté sur l’activation de la réalisation des grands projets de l’Etat et le développement du Partenariat public-privé  (PPP), ainsi que les initiatives d’intégration régionale pour profiter des gisements de croissance qu’elles peuvent générer.

Durant ce carrefour, Kandeh Yumkella, directeur général de l’Onudi, a mentionné  que l’Union européenne et l’organisation des Nations Unies pour le développement industriel ont uni leurs forces pour promouvoir le travail productif et l’entrepreneuriat des jeunes en Tunisie et dans la région Mena.

«Un effort louable a été déployé par l’Onudi, afin de soutenir la Tunisie, notamment à travers la mise à niveau industrielle et la promotion de la compétitivité industrielle des entreprises tunisiennes», a-t-il ajouté.

Accompagné d’une délégation de chefs d’entreprises et de responsables économiques de la Commission Européenne (CE), M. Antonio Tajani, vice- président de la CE, a exprimé la position de soutien de l’UE à la Tunisie : «Nous sommes conscients de l’importance des difficultés économiques en Europe et nous sommes aussi conscients que ces difficultés ne peuvent être résolues que dans le cadre de l’union avec nos partenaires économiques, c’est pourquoi nous venons en Tunisie avec une volonté de créer ensemble un cadre favorable pour le partenariat basé sur la co-localisation ».

M. Tajani a, également, souligné que le soutien de l’UE à la Tunisie avec ses nouvelles dimensions et ses nouvelles opportunités se concrétisera par de nouveaux accords dans les divers domaines.

Huit protocoles d’accord dans le secteur industriel ont été signés

En marge du CAT 2012, la Tunisie, l’UE et d’autres parties associatives et entrepreneuriales, ont signé  huit protocoles d’accord.

Les premiers accords ont été signés entre le ministère de l’Industrie et l’UE représentée par Antonio Tajani.

Ces deux parties s’engagent à renforcer le dialogue sur les politiques de gestion des Pme, des matières premières et à consolider la coopération et l’échange d’informations dans le domaine de la normalisation.

Le ministère du Transport et la Commission européenne ont, également, signé un accord de coopération dans le domaine de la navigation par satellite.

Un autre accord a été signé entre la CE et le ministère du Tourisme.

Dans ce cadre, M.Tajani a mis l’accent sur l’importance de ces accords dans la consolidation de la coopération tuniso-européenne dans le secteur de l’Industrie. «L’octroi à la Tunisie, le 19 novembre 2012, du statut avancé et donc de partenaire privilégié de l’UE, marquera le début d’une collaboration fructueuse», a déclaré le responsable; ajoutant que la Tunisie est appelée à valoriser davantage ses atouts, et, notamment, sa proximité géographique avec l’espace européen, afin d’en tirer le meilleur profit.

«L’élaboration  de la stratégie de l’UE dans les secteurs de l’industrie et des Pme requiert l’élargissement du marché intérieur européen avec les pays de la Méditerranée, dont la Tunisie», a-t-il conclu.


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